«La confrérie des gardiens québécois»: entre deux vieux souvenirs des Orioles d’Arvida


Benoît Rioux
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Le célèbre Pat Burns, défunt entraîneur de la Ligue nationale de hockey, avait un don pour résumer certaines facettes du hockey: «Les gardiens sont 90% de la game. À moins que vous n’en ayez pas un bon. Alors, c’est 100%.»
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L’auteur Marc Brassard n’allait pas rater l’occasion de citer Burns dans le prologue de son nouveau livre, La confrérie des gardiens québécois, publié aux Éditions de l’Homme.
Bien avant d’écrire des bouquins et d’être journaliste sportif pendant une quarantaine d’années, Marc Brassard a lui-même été gardien de but pour les Orioles d’Arvida. S’il se débrouillait bien devant le filet, il convient que son talent n’était pas suffisant pour espérer une carrière dans la Ligue nationale de hockey. C’est ainsi qu’il a suivi le conseil de sa grand-mère Florence et qu’il a mis à profit son aptitude pour l’écriture.
«Je n’étais pas un mauvais gardien, j’ai même été considéré pour être invité au camp des Gouverneurs de Sainte-Foy. Mais là, on parle beaucoup trop de moi», laisse tomber Brassard en riant durant l’entrevue avec Le Journal.
Aujourd’hui âgé de 60 ans, Brassard était quand même assez bon à l’époque pour ne pas représenter 100% de la game, pourrait-on conclure.
Des parcours à découvrir
En publiant La confrérie des gardiens québécois, Brassard ne cherche clairement pas à ressasser ses propres exploits devant la cage des Orioles. L’objectif: mieux faire connaître l’époque des gardiens dominants au Québec en revenant sur le parcours de ces personnalités.
Il est évidemment question de Patrick Roy dès le premier chapitre, tandis que l’ancien entraîneur de gardiens de but François Allaire signe la préface.

«Les gardiens québécois ont été nombreux à collaborer pour le livre, se réjouit Marc Brassard, qui a notamment été journaliste au quotidien Le Droit, dans la région d’Ottawa et de Gatineau, pendant 37 ans. José Théodore et Samuel Montembeault ont été particulièrement généreux de leur temps.»
Repartir dans la bonne direction
En plus de devenir un ouvrage de référence, le nouveau livre de Brassard provoque un autre vœu chez l’auteur: «Si ça peut inspirer quelques jeunes gardiens du Québec, ce serait bien.»
Hélas, la domination des gardiens québécois tire à sa fin en même temps qu’approche la retraite de Marc-André Fleury.
«Je rêve du jour où que ça va repartir dans la bonne direction, dit l’auteur. Je rêve que les gardiens québécois retrouvent un peu leurs lettres de noblesse.»
Une partie des redevances du livre La confrérie des gardiens québécois sera versée à la Fondation Pat Burns, qui offre des bourses à de jeunes athlètes et entraîneurs, tous sports confondus, dans la région de l’Outaouais. Avant ce bouquin de 240 pages, Marc Brassard a aussi été l’auteur de Gorgée!: la vie trop courte de Roberto «Bob» Bissonnette.