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La comédienne Geneviève Brouillette s'inspire du monde de la télé pour son premier roman

«Traverser la tempête avec un sombrero»

Geneviève Brouillette publie son premier roman aux Éditions Druide: «Traverser la tempête avec un sombrero».
Geneviève Brouillette publie son premier roman aux Éditions Druide: «Traverser la tempête avec un sombrero». Photo BEN PELOSSE
Photo portrait de Marie-France Bornais

Marie-France Bornais

2025-02-15T08:30:00Z

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Poursuivant avec brio une solide carrière d’actrice, tant sur les planches qu’à la télé et au cinéma, la talentueuse Geneviève Brouillette réalise un grand rêve cet hiver en publiant son premier roman, Traverser la tempête avec un sombrero. Elle fait découvrir une plume originale, rafraîchissante, tantôt drôle, tantôt dramatique, toujours sincère, à travers l’histoire d’une femme qui se réfugie au Mexique après une solide déconfiture dans le monde compétitif de la télévision.

«Traverser la tempête avec un sombrero»: le premier roman de Geneviève Brouillette.
«Traverser la tempête avec un sombrero»: le premier roman de Geneviève Brouillette. Photo fournie par ÉDITIONS DRUIDE

Comment se relève-t-on quand tout ce qui donnait un sens à sa vie s’écroule tout d’un coup? C’est bien la question que se pose Julie Beausoleil, ex-dynamique productrice d’un jeu-questionnaire télévisé à succès. Julie croyait que ses proches étaient d’une loyauté à toute épreuve. Elle croyait à la fidélité.

Après avoir posé un geste répréhensible, elle devient une paria et n’a pas d’autre choix que de se faire oublier pendant un bout de temps. Au Mexique, elle accepte avec générosité d’aider sa voisine pour aller récupérer des sacs de nourriture pour son refuge animalier.

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De la télé au roman

Geneviève Brouillette fait découvrir une écriture spectaculaire dans ce roman étonnant, aux nombreux retournements inattendus.

«J’ai publié dans un recueil de nouvelles avec Druide. Ma marraine d’écriture romanesque, c’est Chrystine Brouillet. On est amies depuis vraiment longtemps. J’écris depuis longtemps et j’ai travaillé quelques années sur des projets télé qui n’ont pas abouti mais qui se sont rendus loin en développement.»

Chez Druide, Geneviève Brouillette avait participé au collectif Treize à table – un recueil de nouvelles. Elle a ensuite été très occupée avec District 31. «J’ai eu des contrats qui étaient très prenants. Mais finalement, ça y est. Je me suis assise et j’ai écrit.»

Le roman est-il inspiré de ses propres expériences? «Sans le savoir, j’ai grappillé des infos, à gauche et à droite. À un moment donné, je me suis rendu compte que je parlais souvent de la même affaire.»

«C’était comme si, dans mon inconscient, ça s’était stocké. J’étais allée au Mexique. Il y avait un chien qui m’avait adoptée. À tous les soirs à cinq heures, quand je me baignais dans la mer, il arrivait et se baignait avec nous autres.»

Pas autobiographique

Pour la portion montréalaise du roman, elle s’est inspirée de plein d’expériences vécues dans le monde de la télé. «C’est un milieu passionnant, le milieu de la télé. C’est un milieu effervescent, où il faut être très performant. Où il y a beaucoup d’appelés, peu d’élus. C’est grappillé dans des souvenirs mais en même temps, c’est jamais vraiment autobiographique.»

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Le sort des migrants

Geneviève Brouillette parle aussi des migrants dans la partie mexicaine du roman. «Je ne suis pas une spécialiste de la question mais ça m’a toujours chicotée, de voir à quel point c’est facile d’en faire des boucs émissaires. C’est les plus démunis des démunis. Leur sort m’a toujours touchée et interpellée.»

Il y a une quinzaine d’années, Geneviève Brouillette avait tourné dans un film d’André Forcier, Les États-Unis d’Albert. «J’avais un tout petit rôle. On tournait au Mexique, juste à côté de la frontière de l’Arizona. On tournait dans le désert. On était dans un véhicule de production et on suivait un autobus.»

«En plein milieu de nulle part, l’autobus s’est arrêté, les portes se sont ouvertes et un paquet de monde est sorti de l’autobus en courant avec des petits sacs en plastique d’épicerie, et sont partis dans le désert, vers nulle part.»

Devant sa surprise, on lui a expliqué. «C’était du monde qui allait essayer de passer la frontière cette nuit. Ça m’avait tellement marquée... faut tellement que tu aies rien à perdre pour que ça, ça soit une solution envisageable. Ça m’a fait mal.»

Traverser la tempête avec un sombrero

Geneviève Brouillette

Éditions Druide

304 pages

En librairie le 12 février.

  • Geneviève Brouillette est toujours au théâtre et reprend La Cage aux folles tout le mois de février au théâtre St-Denis.
  • L’été prochain, elle présentera de nouveau un show présenté l’été dernier au Théâtre La Marjolaine. Le même spectacle sera présenté aussi à Saint-Jérôme.
  • L’automne prochain, elle partira en tournée avec les deux shows.
  • Elle a participé à Indéfendable et sera présente à la fin de la saison.
  • Elle a aussi participé à une série web, Mukbang, inspirée d’un roman de Fanie Demeule.
«Un gars des îles de la Madeleine, dans ce trou perdu, au fin fond du Mexique. Pourquoi ça ne m’étonne pas? À le voir sourire, il pense de toute évidence avoir pigé le gros lot. Une balade en vieux camion gratuite. Comme s’il existait la grande confrérie internationale des Québécois dans le trouble. Mais le pauvre, en fait, il n’aurait pas pu tomber plus mal.»
– Geneviève Brouillette, Traverser la tempête avec un sombrero, Éditions Druide

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