La coach de la Charge d’Ottawa est prête à garder ses cheveux gris

Mylène Richard
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OTTAWA | À l’image des matchs du Canadien, ceux de la Victoire de Montréal sont chaudement disputés en séries.
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Si bien que la rencontre de lundi était la première en finale de la LPHF à se conclure en temps réglementaire depuis le 29 mai 2024. Le gain in extremis de 2 à 1 de la Charge a mis fin à une séquence de six parties se soldant en prolongation lors d’un affrontement de la Coupe Walter.
Montréal avait remporté les deux premiers duels face à Ottawa en surtemps, à la Place Bell de Laval.
« C’est la LPHF ! a lancé l’entraîneuse de la Charge, Carla MacLeod, lundi soir. La parité dans cette ligue est exceptionnelle. Chaque match régulier ou éliminatoire est amusant, parce que tu sais que ce sera serré. C’est encore pire en séries, car les filles jouent avec tout leur cœur. »
« Mes cheveux sont peut-être un peu plus gris, mais je n’y changerais rien, a assuré l’Albertaine de 43 ans. C’est ce qu’on veut et c’est comme ça qu’on va faire grandir notre sport. Notre produit est incroyable ! »
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— x - Ottawa Charge (@PWHL_Ottawa) May 19, 2026
Et même si le troisième affrontement entre Montréal et Ottawa ne s’est pas terminé en prolongation, il s’est décidé dans la dernière minute de jeu du troisième tiers.
« Un match ne se gagnera pas ou ne se perdra pas en première période, a analysé la coach de la Victoire, Kori Cheverie. C’est long, comme une partie d’échecs. »
« On continue d’y croire »
Même si sa troupe n’a pas su garder sa mince avance, alors qu’elle était à 5 min 30 s de soulever la première coupe Walter de son histoire, Cheverie a préféré voir le verre à moitié plein mardi, à la veille de la quatrième joute disputée à Ottawa.
Elle ne s’inquiète d’ailleurs pas pour son avantage numérique, blanchi en six occasions en finale.
« J’ai aimé beaucoup de choses de notre match et c’est sur ça que je veux me concentrer. Nous étions au coude à coude. Nous devons continuer d’avoir un sentiment d’urgence comme elles, tout en jouant notre style. C’est normal de connaître des hauts et des bas durant une partie. »

« Je pense qu’on leur a donné plus de chances que lors des deux premiers matchs », a-t-elle plus tard admis.
Maintenant que ses protégées ont subi un premier revers en finale, Cheverie souhaite qu’elles restent calmes dans la gestion de leurs émotions.
« On continue d’y croire », a promis la coach, qui avait donné congé d’entraînement à ses joueuses mardi.