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La cloche pour Jason

La mère de l’entraîneur décédé l’été dernier sonnera la cloche dimanche après-midi

Lors du match du 30 juillet contre le New York City FC, le CF Montréal avait honoré la mémoire de Jason Di Tullio. Dimanche, contre cette même équipe, on rendra de nouveau hommage à l’ex-entraîneur en permettant à sa mère de sonner la cloche célébrant un but.
Lors du match du 30 juillet contre le New York City FC, le CF Montréal avait honoré la mémoire de Jason Di Tullio. Dimanche, contre cette même équipe, on rendra de nouveau hommage à l’ex-entraîneur en permettant à sa mère de sonner la cloche célébrant un but. Photo d'archives, Martin Alarie
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2022-10-22T03:01:27Z

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Lorsque le CF Montréal marque un but, on entend la cloche retentir dans les tribunes est du Stade Saputo. Dimanche, cette sonnerie, si on l’entend, sera porteuse d’une émotion encore plus grande.

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C’est que, voyez-vous, le groupe de partisans 1642 Montréal invite toujours des personnalités pour sonner cette magnifique cloche qui est devenue la marque de commerce du club. Par exemple, dimanche dernier c’était Laurent Duvernay-Tardif qui était responsable de l’actionner.

Dimanche, l’invitée sera Giulia Garofano. Giulia qui ? C’est normal si le nom ne vous est pas immédiatement familier. Elle ne vous en tiendra certainement pas rigueur.

Mais parce que vous le demandez, il s’agit de la maman de Jason Di Tullio, l’ancien joueur et ensuite entraîneur du Bleu-blanc-noir qui a malheureusement perdu son combat contre un foutu cancer du cerveau à la fin du mois de juillet.

Émotion

Derrière les succès de l’équipe, il y a bien entendu le travail acharné de Wilfried Nancy et de ses adjoints, mais il y a aussi l’esprit de Di Tullio, la Grinta comme il l’appelait, ce désir de vaincre, de tout faire pour y parvenir sans jamais rien lâcher.

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Coïncidence ou pas, depuis qu’il nous a quittés, le 28 juillet, l’équipe n’a perdu qu’un seul des quatorze matchs (11-1-3) qu’elle a disputés.

Quand on a demandé à Ismaël Koné ce que ça représentait pour lui que Mme Garofano soit de corvée de cloche, il a dû prendre une pause pour contrôler ses émotions.

« C’est un moment dur pour le club et pour nous, les joueurs. Peut-être qu’en dehors, vous avez pu voir que ce sont les entraîneurs qui ont été affectés, mais on l’aimait, Jason.

« C’est le premier coach que j’ai eu quand je suis arrivé à Montréal, c’est la première voix que j’ai entendue, alors son décès m’a touché. Le fait que sa mère et sa famille soient derrière nous dans un moment aussi crucial, ça veut tout dire. Il ne faut pas oublier Jason. »

Complicité

Côté terrain, Koné sait faire parler de lui. Il a notamment inscrit un des deux buts dans la victoire de 2 à 0 contre Orlando il y a une semaine. Et on peut dire merci à la complicité qui s’installe entre lui et Djordje Mihailovic.

« Il y a beaucoup de similitudes entre nous et ça se voit dans la façon dont nous bougeons, a indiqué Mihailovic. Je crois que j’ai des passes sur trois de ses quatre buts alors il doit me payer le souper. »

Vérification faite auprès de Koné, il entend payer la pizza à son ami et coéquipier. Parce que les deux milieux de terrain ont tissé des liens solides l’hiver dernier.

« On est allé s’entraîner pendant deux semaines avec Bologne en Italie et on s’est vraiment rapproché. En dehors du foot, on a vraiment parlé de différentes choses, dont sa famille et ce qui se passait dans sa vie et vice-versa », a expliqué Koné.

Bonne formule

Les deux hommes sont au cœur d’un changement tactique effectué par Wilfried Nancy qui lui a un peu été imposé par l’absence de Romell Quioto. Lors du dernier match de la saison, contre Miami, il a opté pour une formation à un seul attaquant et quatre milieux.

« C’est un changement tactique et je pense que le fait de jouer cette boîte, ça nous sert », a estimé Koné.

« Nous avons deux gars très expérimentés derrière nous en Vic [Victor Wanyama] et Sam [Samuel Piette] et ça nous donne beaucoup de liberté à Ismaël et moi », a ajouté Mihailovic.

« Ça nous a pris près de deux ans à comprendre ce que l’entraîneur voulait et cette année, nous avons exécuté presque tous ses plans à la perfection, a fait remarquer l’Américain. Quand il y a des joueurs intelligents sur le terrain, ça rend les choses tellement plus faciles. »

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