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«La CAQ, on ne l’a pas trop dans nos cœurs», affirme la cheffe du Conseil de la Nation Anishnabe

Photo Nicolas Lachance
2022-09-02T21:46:20Z

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Les citoyens de la Nation Anishnabe de Lac-Simon ont eu de piètres relations avec le gouvernement de la CAQ lors des quatre dernières années, a soutenu la cheffe de la communauté lors d’une visite de la caravane libérale vendredi.  

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En après-midi vendredi, la cheffe du Parti libéral Dominique Anglade a visité le CPE de Lac-Simon. Sur place, la cheffe de la communauté, Adrienne Jerome, l’a accueilli à bras ouverts, soulignant être «très déçu de la CAQ».  

«La CAQ on ne l’a pas trop dans nos cœurs», a-t-elle signalé aux journalistes.  

Elle critique principalement le travail du ministère des Forêts, Pierre Dufour. 

«On n’a jamais eu de bonnes relations avec le ministre Dufour. Le ministre Dufour n’a jamais répondu vraiment à nos besoins, surtout dans le dossier [de la sauvegarde du] caribou», a-t-elle relaté. «Ç’a été vraiment une très mauvaise relation. Il ne s’est jamais pointé aux rencontres.» 

Sa relation avec le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, est meilleure, dit-elle, mais sans plus. 

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«C’est comme ami, mais pas plus. Il ne fait pas plus», a-t-elle décrit. Elle considère qu’il «n’a pas levé de petit doigt» dans le dossier de la Loi fédérale C 92, sur la reconnaissance des droits et de la compétence des peuples autochtones. Idem pour leur revendication du projet de loi 96 sur la langue française, alors que les leaders autochtones avaient demandé une exemption.  

Selon elle, la communauté était mieux servie par les libéraux. 

«Avec monsieur [Geoffrey] Kelly, j’avais une bonne relation. Il ne me laissait jamais comme ça, il me répondait (...) Il essayait de pousser», a-t-elle indiqué. 

Plusieurs enjeux

En ce moment, la communauté vit de nombreux enjeux, surtout en ce qui a trait aux logements.  

«La priorité dans ma communauté, c’est vraiment le manque de logement. On est presque 3000 de populations, avec 300 quelques logements, à Lac-Simon. C’est comme 10 par logements et on a presque 80 naissances par année. On a des jeunes qui atteignent les 18 ans chaque année», explique Mme Jerome. 

Le CPE de Lac-Simon a été ouvert il y a quelques semaines. Un combat qui aura duré 10 ans pour cette communauté qui vit une croissance démographique.  

Faible participation

Mme Jerome admet que le taux de participation est très faible au sein de la communauté. 

«La communauté ne suit pas vraiment les élections du Québec. Très peu vont voter même s’il y a un bureau de scrutin», a-t-elle dit.  

Ce qui pourrait aider, croit-elle, c’est que le Québec signe la déclaration des droits des peuples autochtones des Nations Unies, afin qu’elle soit «implantée» au Québec et que les peuples aient plus d’autonomie. 

«Avec tout ça, les gens se demandent pourquoi on voterait pour Québec.» 

Elle estime que le passage de Mme Anglade peut toutefois «avoir un impact». 

«La visite de Mme Anglade est importante», ajoute le membre du conseil du Lac-Simon, Lucien Wabanonik. «Mais l’important, c’est comment elle va transformer ça en engagements et en collaborant.» 

Mme Anglade n’a pas voulu se prononcer sur la déclaration des Nations Unies. Mais, l’un des premiers gestes qu’elle poserait une fois élue serait de signer le principe de Joyce. Ce principe «vise à garantir à tous les Autochtones un droit d'accès équitable, sans aucune discrimination, à tous les services sociaux et de santé». 

Le candidat libéral dans la circonscription d’Abitibi-Est est Jean-Michel Matte. 

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