Kim Clavel: la boxe qui rassemble la famille
Elle ne vient pas d'une famille de boxe

Dave Lévesque
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Kim Clavel nourrit un amour manifeste pour ses parents. Elle est émotive, admirative et reconnaissante quand elle parle d’eux.
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«Plus je vieillis, plus je m’en rends compte parce qu’eux aussi vieillissent. J’en parlais dans le vestiaire avec mon entraîneuse, Danielle [Bouchard], et on pleurait toutes les deux parce que sa belle-sœur venait de perdre sa mère.
«Je suis tellement chanceuse que mes parents soient en santé pour venir me voir. Ils m’encouragent là-dedans.
«Mon père, je lui parle trois ou quatre fois par semaine. Quand je passe à la télévision ou dans Le Journal de Montréal, il me fait des scrapbooks. Je trouve ça beau et je me trouve chanceuse de vivre ça et de leur faire vivre ça.»
Rassemblement
Même si ses parents sont séparés, la jeune femme qui a grandi dans le petit village de Saint-Calixte, dans Lanaudière, soutient que la boxe est un trait d’union chez elle.
«La boxe a été très rassembleuse dans ma famille. Mon père vient avec ses amis, ils vont souper ensemble à la Cage avant le combat. Ce sont tous des messieurs retraités de 75 ans en montant, c’est comme un party de chums et c’est la même chose du côté de ma mère.»
Pourtant, rien ne la destinait à devenir boxeuse, même si elle mentionne qu’adolescente, elle était active et assez athlétique. Mais à 15 ans, elle a eu le coup de foudre pour la boxe quand elle est entrée dans un gymnase pour la première fois.
«Il y a quelque chose qui a vibré en moi. Le son des ballons, la cloche qui sonne, il y a une atmosphère bien spéciale dans un gym qu’on ne retrouve nulle part ailleurs.»
Au galop
Dans le clan Clavel, comme dans de nombreuses familles lanaudoises, on était épris de sport équestre.
«Je viens d’une famille de chevaux, explique la boxeuse. Mon père est un maréchal-ferrant, il a habité 15 ans au Texas, il a fait du rodéo, il a été champion du monde en équitation western et ma sœur habite en Oklahoma et est entraîneuse de chevaux. Ma mère a 20 chevaux à la maison.»
C’est donc par passion qu’elle met les gants depuis 17 ans, ce qui la place à l’autre bout du spectre de son adversaire de samedi, Evelin Bermudez.
«Je n’ai vraiment pas grandi dans un environnement de boxe, contrairement à Bermudez qui est entraînée par son père et qui boxe avec sa sœur. Elles sont nées dans un gym.»