La banque d’espoirs du Canadien n’est peut-être pas aussi bonne qu’on le croit


Jonathan Bernier
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Le réputé Craig Button, l’analyste de TSN reconnu pour son évaluation de talents, a publié sa liste annuelle des 50 joueurs de moins de 24 ans les plus prometteurs de la LNH.
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Et devinez quoi? Un seul membre de l’organisation du Canadien y apparait : Cole Caufield, au huitième rang.

Bon. Ce n’est que l’avis d’une seule personne et le classement peut changer d’une saison à l’autre selon les performances. N’empêche que c’est toute une claque pour une formation en plein cœur d’un processus de reconstruction.
Les Sabres (avec quatre), les Ducks (4) et les Red Wings (2) qui sont dans le même processus, sont mieux représentés.
Pour le Canadien, on parle d’un recul par rapport à l’an dernier. Caufield faisait alors partie d’un quatuor de porte-couleurs du Tricolore. Maintenant âgé de 24 ans, Nick Suzuki est trop vieux pour se qualifier. Toutefois, Kaiden Guhle (29e l’an dernier) et Juraj Slafkovsky (38e) ont glissé hors du classement.
Vrai que les deux ont subi des blessures qui ont prématurément mis fin à leur saison recrue, mais on peut se demander si Button n’a pas remarqué un ralentissement dans leur développement.
Choisis derrière Slafkovsky
D’ailleurs, Slafkovsky (2022) et Alexis Lafrenière (2020) sont les seuls tout premiers choix admissibles à ce classement (2018 à 2023) à ne pas apparaître au sein de cette liste.
On a souvent dit que le repêchage de 2022 n’était pas une grande cuvée. Néanmoins, les noms de Logan Cooley (3e choix), Cutter Gauthier (5e), David Jiricek (6e), Kevin Korchinski (7e), Matthew Savoie (9e), Pavel Mintyukov (10e), Jimmy Snuggerud (23e) et Jagger Firkus (35e) s’y trouvent.
De quoi donner du gaz aux détracteurs du Slovaque!
Il est important ici d’apporter un bémol et de se faire l’avocat du diable. Si un pareil classement avait été établi en octobre 1998, un an et demi après le repêchage de Joe Thornton, le premier choix des Bruins n’aurait possiblement pas eu une position très avantageuse.
Même chose avec Owen Nolan. Et pourtant, Thornton trône au sommet des pointeurs chez les joueurs sélectionnés en 1997. Quant à Nolan, il occupe le cinquième de la cuvée de 1990.
Il est beaucoup trop tôt pour savoir si Slafkovsky connaîtra ce type de carrière. Comme il est beaucoup trop tôt pour savoir s’il sera une déception.
Reinbacher? Hutson?

Pour revenir sur Guhle, ce qui est surprenant en ce qui le concerne, c’est qu’au sein du groupe de 18 défenseurs qui apparaissent dans le classement, 10 sont âgés de 21 ans et moins, donc du même âge ou plus jeune que l’Albertain.
Parlant des défenseurs, on n’y voit aucune mention de David Reinbacher ou de Lane Hutson, la plus belle invention depuis le ketchup mauve. Pourtant, on retrouve Tom Willander, partenaire d’Hutson à Boston University et choix de premier tour (11e au total) des Canucks l’été dernier.
Sommes-nous trop aveuglés quand vient le temps d’évaluer les espoirs du Canadien? Peut-être.
Un vieux sage a déjà dit qu’un père serait en mesure de faire une évaluation juste de 99 joueurs de hockey sur 100. La seule qu’il raterait serait celle de son propre fils.
C’est peut-être la même chose ici.