Les prévisions de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) publiées jeudi montrent que le Québec fera face à une troisième vague de COVID-19 en avril, malgré une forte adhésion de la population aux mesures sanitaires.
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Dans le grand Montréal, les modèles montrent que le nombre de nouvelles infections pourrait monter jusqu’à 2000 cas par jour, dès la deuxième semaine d’avril en continuant au mois de mai.
Avec une adhésion moyenne aux mesures sanitaires, dans un scénario plus critique, les analyses font état de 5000 à 6000 nouveaux cas par jour dans la métropole.
Ces prévisions sont plus rassurantes en régions, les zones oranges, où l’INSPQ prévoit environ 750 nouveaux cas par jour dans un scénario de forte adhésion aux mesures sanitaires.

Dans le pire des scénarios, près de 2000 nouvelles infections quotidiennes pourraient être recensées; le tout, entre le mois d’avril et mai.
Ces prévisions prennent en compte la montée des variants, dont celui issu de la Grande-Bretagne, plus contagieux et plus mortel.
Actuellement, 541 cas de variants sont confirmés dans la province par séquençage, un processus qui nécessite 24 heures par échantillon. 2 730 cas présomptifs sont comptabilisés par l’INPSQ.
Toutes les régions de la province comptent des variants à l’exception de la Côte-Nord, du Nord-du-Québec et de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine.
«Très problématique»
«Pour la région du grand Montréal, ça reste très problématique actuellement», note la spécialiste en santé Diane Lamarre.
La pharmacienne soutient que malgré les mesures sanitaires moins strictes et un certain déconfinement, la population doit maintenir les contacts au strict minimum pour éviter une flambée du virus.
Elle insiste, la vaccination demeure la solution afin d’endiguer la pandémie.
«On a une certitude : le Québec va recevoir 1,25 million de doses au cours des deux prochaines semaines. Dans ces deux semaines-là, il faut absolument que tous nos centres de vaccinations, les pharmaciens qui vont être mis à contribution, il faut que tout le monde travaille à pleine capacité pour essayer d’avoir cette protection de 2 à 3 semaines et échapper aux variants qui devraient être dominants à partir de la 2e semaine d’avril.
De son côté, l’INSPQ considère que les prochaines semaines seront déterminantes.
«Une forte adhésion aux mesures sanitaires et un dépistage/traçage intensif des contacts pourrait ralentir la progression du variant dans toutes les régions du Québec, le temps que la campagne de vaccination produise son effet. La combinaison des mesures sanitaires, du dépistage/traçage et d'une haute couverture vaccinale des personnes de 65 ans et plus pourrait également atténuer l’impact d’un variant plus transmissible sur les hospitalisations et les décès. Toutefois, il pourrait y avoir une augmentation des cas chez les personnes de moins de 65 ans qui ne sont pas encore vaccinées», conclut l’organisation dans un communiqué.