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«L'Ukraine ne va jamais abandonner»: une première médaille olympique émouvante pour l’Ukrainienne Olga Kharlan

AFP
Photo portrait de Kevin Dubé

Kevin Dubé

2024-07-30T17:41:37Z

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L’escrimeuse ukrainienne Olga Kharlan comptait déjà quatre médailles olympiques à son palmarès, et six titres de championne du monde au sabre, mais il y a fort à parier qu’aucun de ces exploits n’est aussi significatif que la médaille d’or qu’elle a remportée lundi, aux Jeux de Paris.

Véritable vedette nationale en Ukraine, Kharlan a mis la main sur la première médaille des Jeux pour son pays, mais également la première depuis le début de l’invasion russe en février 2022.

Une fois sa victoire acquise, dans une finale tout simplement spectaculaire lors de laquelle elle tirait de l’arrière 11-5 face à la Sud-Coréenne Choi Sebin, pour finalement l’emporter 15-14, Kharlan s’est écroulée au sol, envahie par l’émotion.

Photo AFP
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«Cette médaille est totalement différente. Elle est spéciale parce que c’est pour mon pays. Tous les athlètes ici vivent la guerre. On est en train de prouver qu’on peut se battre et je l’ai démontré d’une certaine façon.

«C’est un message au monde entier que l’Ukraine ne va jamais abandonner», a-t-elle lancé après sa victoire.

Kharlan avait d’ailleurs une pensée pour ses parents, qui ont dû vivre pendant plusieurs semaines dans le sous-sol de leur maison de Mykolaiv en raison des attaques répétées des Russes.

«Tu veux gagner pour ta famille, pour toi. Tous les sacrifices, toutes les nouvelles qu’on entend, tous les moments tragiques lorsque les Russes ont bombardé et tué des gens. Ça nous affecte tous et c’est pourquoi c’est difficile.»

Une participation controversée

Kharlan avait bien failli devoir faire une croix sur les Jeux de Paris. Il y a un an, lors des Championnats du monde, elle avait été disqualifiée après avoir refusé de serrer la main d’une adversaire russe, Anna Smirnova, qu’elle venait de battre. Cette exclusion mettait donc en péril sa qualification pour les Jeux.

Toutefois, après l’intervention du président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, elle avait obtenu son laissez-passer.

Elle peut maintenant mettre toute cette controverse derrière elle puisqu’elle est championne olympique.

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