L’or aux Jeux olympiques ou un titre à Montréal? Pour Félix Auger-Aliassime, la réponse est simple cette fois


Jessica Lapinski
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«Les Olympiques!» Félix Auger-Aliassime n'a pas pris de détour lorsque questionné par un collègue, mercredi, qui l'interrogeait pour savoir s'il préférerait remporter une médaille d'or à Paris ou le titre à l'Omnium Banque Nationale de Montréal, la semaine suivante, s'il n'avait le droit de gagner qu'un seul des deux tournois cette année.
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Mais ne désespérez pas, amateurs de tennis du Québec. Félix adorerait aussi soulever le trophée devant vous un jour. «Ce serait très spécial», a-t-il réitéré.
C'est juste que comme les Jeux ne se déroulent qu'aux quatre ans, le cœur de «FAA» penche davantage vers cette potentielle conquête cette année.

Le Québécois de 23 ans est arrivé dans la Ville Lumière il y a quelques jours, au cœur d'un horaire hyper chargé qui le verra ensuite poursuivre sa route vers Montréal.
Mercredi, avant de parler aux médias canadiens, à trois jours du début du tournoi olympique en simple et en double masculin, Auger-Aliassime s'est entraîné avec Milos Raonic, qui sera son partenaire en double, mais aussi avec le grand Novak Djokovic, comme l'ont montré des images diffusées par des journalistes à Paris.
Manifestement, Félix veut être fin prêt et faire oublier l'échec d'il y a trois ans en simple, quand il avait été éliminé dès son premier match à Tokyo par l'Australien Max Purcell.
«D'immenses carrières»
Pourtant, au tennis, au milieu des titres majeurs et du premier rang mondial que tous espèrent un jour conquérir, une médaille olympique n'a souvent pas le même poids qu'en natation ou en athlétisme, par exemple.
Mais le 19e mondial a un large sourire aux lèvres quand il évoque la possibilité d'être sur le podium à Paris.
«Quand on regarde la liste des joueurs qui ont gagné l'or olympique, ils ont eu d'immenses carrières, souligne-t-il. J'adorerais un jour pouvoir dire comment on se sent, après l'avoir remporté. Je me prépare pour ce tournoi avec beaucoup de sérieux, avec beaucoup d'ambition.»
Et Auger-Aliassime aura trois chances d'y parvenir la semaine prochaine. Car il sera aussi en action en double mixte aux côtés de Gabriela Dabrowski, qui excelle dans la discipline.
Un fait inusité dans sa carrière, admet-il, car, s'il joue déjà peu en double, il a encore moins d'expérience avec une partenaire de jeu féminine.
Plus que 600 billets
«FAA» a aussi assuré, mercredi, se présenter dans la capitale française dans un excellent état d'esprit. C'est la même chose pour sa forme physique, en dépit du fait qu'il ait subi un revers dès le deuxième tour – face à l'Italien Matteo Berrettini, ancien top 10 – lors de sa brève préparation pour le retour sur terre battue, la semaine dernière, à Gstaad.
«J'ai eu un déclic sur terre battue [au printemps]. Je sens que je suis revenu à un très bon niveau», dit-il, en référence à sa période creuse de l'an dernier.
Quant à sa préparation écourtée pour le retour sur dur à Montréal, où il jouera son premier match le 7 août en soirée (et pour lequel il ne reste que 600 billets), Auger-Aliassime affirme ne pas trop s'en faire.
«Ce n'est pas une science exacte. J'ai déjà disputé des tournois pour lesquels j'ai eu peu de temps pour me préparer, et j'avais très bien fait.»