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Étude des nouveaux agents pathogènes: l'OMS lance un appel à candidature d'experts

AFP

Agence France-Presse

2021-08-20T19:08:33Z

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L'Organisation mondiale de la santé a lancé vendredi un appel à candidature d'experts pour conseiller l'organisation en cas d'émergence de nouveaux agents pathogènes susceptibles de déclencher des pandémies, mais aussi sur la suite des études à mener sur l'origine de la COVID. 

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À la mi-juillet, le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé l'établissement d'un Groupe consultatif scientifique international permanent de l'OMS sur les origines des nouveaux agents pathogènes, baptisé SAGO.

Ce groupe sera composé d'un maximum de 25 membres, a indiqué l'OMS vendredi, dans son appel à candidature.

Ce type de structure «a une importance non seulement sur le plan technique, mais aussi au niveau géopolitique», a déclaré à l'AFP l'experte américaine Maria Van Kerkhove, directrice de l'équipe technique COVID-19 à l'OMS.

«Nous voulons nous assurer que les différents groupes géographiques seront bien représentés et qu'il y a un bon équilibre entre les genres», a-t-elle dit.

Un nombre croissant d'agents pathogènes à haut risque

Dans un communiqué, l'organisation souligne qu'«un nombre croissant d'agents pathogènes à haut risque sont apparus et réapparus ces dernières années, par exemple le SARS-CoV, le MERS-CoV, Lassa, Marbourg, Ebola, Nipah, la grippe aviaire, le dernier en date étant le SARS-CoV-2».

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Il n'est pas seulement nécessaire de les «détecter rapidement et d'atténuer leur impact, il faut aussi des processus solides et systématiques pour établir des études sur l'émergence de ces agents pathogènes et sur les modes de transmission aux humains depuis leurs réservoirs naturels», explique l'OMS.

«Je tiens à souligner que SAGO ne concerne pas seulement la prochaine phase des études sur les origines du SARS-CoV-2; il s'agit d'une initiative à long terme visant à soutenir les études sur les origines de tous les futurs agents pathogènes émergents», a souligné le Dr Tedros jeudi, devant les États membres de l'OMS.

Mme Van Kerkhove a aussi insisté sur le fait que ce n'était pas le nouveau groupe d'experts qui allait lancer d'éventuelles nouvelles missions en Chine.

Les experts devront toutefois publier «une évaluation indépendante concernant l'état d'avancement des études et des résultats scientifiques et techniques dans le monde concernant le SARS-CoV-2», le virus responsable du Covid-19, a-t-elle dit.

Ils devront aussi conseiller l'OMS sur la prochaine étape de l'étude sur les origines de la COVID, une question qui fait l'objet d'une querelle entre les États-Unis et la Chine.

Des experts internationaux envoyés par l'OMS se sont rendus en janvier à Wuhan, où les premiers cas ont été signalés fin 2019, pour une étude de première phase. Dans leur rapport, rédigé avec des spécialistes chinois, ils ont estimé que le passage du coronavirus de la chauve-souris à l'homme via un animal intermédiaire était le scénario le plus probable et jugé «extrêmement improbable» que le virus provienne d'un laboratoire.

Défendue par Washington dans un contexte de rivalité politique avec Pékin, cette hypothèse d'une fuite de laboratoire a été relancée ces derniers mois par l'OMS, qui réclame notamment à la Chine de publier «toutes les données sur le virus» et un contrôle des laboratoires chinois. Mais Pékin a rejeté pour l'instant une nouvelle étude en Chine.

«Il y a d'autres études qui doivent être poursuivies non seulement en Chine, mais aussi dans d'autres pays», a estimé Mme Van Kerkhove, en soulignant que quelques pays avaient signalé la possible présence du virus dès 2019 dans des eaux usées ou des restes d'échantillons cliniques.

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