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L'ombre encombrante de Trump plane sur les primaires aux États-Unis

MEGA/WENN

AFP

2026-03-02T12:55:37Z

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Donald Trump n’apparaîtra pas sur les bulletins de vote pour les élections législatives de mi-mandat en novembre, mais la figure du président républicain est omniprésente dans la campagne, au moment où débute la saison des primaires.

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Profil des candidats, stratégie, message : l’influence du milliardaire de 79 ans se fait sentir à la fois dans les scrutins républicains et démocrates, même si son implication personnelle reste limitée pour le moment.

« Donald Trump est au premier plan dans toutes ces primaires, que les candidats le veuillent ou non », estime Peter Loge, professeur de communication politique à l’université George Washington, auprès de l’AFP.

Car c’est bien là le dilemme à droite.

Aux primaires républicaines, les électeurs les plus motivés seront généralement ceux appartenant à la base « MAGA » du président, et les candidats ont donc tout intérêt à professer leur dévouement à Donald Trump pour remporter l’investiture du parti.

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Mais avec le risque, en retour, de s’aliéner des électeurs plus modérés lors des élections générales de novembre, sur fond de cote de popularité en pleine dégringolade pour le président, avant même le conflit lancé contre l’Iran.

Pour Wendy Schiller, professeure de science politique à l’université Brown, Donald Trump ne dépensera pas l’argent de son trésor de campagne pour un candidat, « à moins que celui-ci ne lui prête une allégeance totale ».

L’exemple du Texas

« Et ce genre de promesse pourrait coûter cher aux républicains qui tentent de conserver ou de remporter des circonscriptions pivots », pouvant basculer à gauche comme à droite, explique Wendy Schiller.

Le Texas, premier à voter mardi avec l’Arkansas et la Caroline du Nord, en est un bon exemple.

Dans une primaire très scrutée, le sénateur républicain sortant, John Cornyn, est une figure de l’establishment conservateur. Connu auparavant pour sa capacité à travailler en bonne intelligence avec les démocrates au Congrès, cet élu de 74 ans a opéré un virage marqué à droite, affichant dès qu’il le peut sa proximité avec le président. Car en face, Ken Paxton, candidat trumpiste jusqu’au bout des ongles de 63 ans et actuel procureur général du Texas, est en tête des sondages avant le jour des primaires, le 3 mars.

À droite, l’inquiétude grandit qu’une victoire de Ken Paxton -- considéré comme un candidat plus vulnérable en raison de ses positions radicales -- n’offre une opportunité en or pour les démocrates, qui n’ont pas remporté de siège de sénateur au Texas depuis plus de 30 ans.

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Donald Trump a décidé de ne pas apporter son soutien à un candidat précis pour le moment, préférant souligner que tous le soutiennent lui.

« Fossé »

Côté démocrate, des interrogations persistent également sur la meilleure stratégie à adopter pour battre les républicains lors de ces élections de mi-mandat qui décideront de la majorité au Congrès, et donc de la suite du second mandat de Donald Trump.

Pour Wendy Schiller, ces primaires représentent une manière de désigner celui qui sera le plus solide face à Trump et à sa politique.

Typiquement, ajoute-t-elle, ces scrutins se décident entre des démocrates qui suivent une ligne traditionnelle et des candidats plus progressistes, « mais Trump comble ce fossé ».

Cette année, « il ne sera pas suffisant de mener campagne contre Trump personnellement », les candidats « vont devoir démontrer qu’ils peuvent être efficaces quand il s’agit d’endiguer ou de combattre ses politiques ».

Dans le Maine, État à l’extrémité nord-est du pays, l’actuelle gouverneure Janet Mills, 78 ans, brigue l’investiture démocrate pour un siège au Sénat en novembre.

Mais cette élue de tendance modérée est confrontée à un candidat encore inconnu il y a quelques mois, Graham Platner, ancien militaire et ostréiculteur de 41 ans, partisan d’une approche frontale contre l’administration Trump, et qui a reçu le soutien de figures de la gauche américaine comme Bernie Sanders.

Après le Texas mardi, les primaires continueront ces prochains mois dans le reste des États-Unis avant les élections de mi-mandat prévues le 3 novembre.

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