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L'Italie, confinée lundi, table sur une amélioration à la fin du printemps

AFP

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2021-03-14T13:04:21Z
2021-03-14T19:08:44Z

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L’Italie, aux trois quarts confinée à partir de lundi pour enrayer la progression du coronavirus, table sur une amélioration «dans la seconde moitié du printemps», a indiqué dimanche son ministre de la Santé, Roberto Speranza. 

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«La mise en place de mesures plus rigoureuses et l’augmentation progressive du nombre de personnes vaccinées nous portent à penser que nous aurons des chiffres en amélioration déjà dans la seconde moitié du printemps», a déclaré le ministre dans un entretien, dimanche, au quotidien La Repubblica.

«Les faits nouveaux sont les variants, l’anglais en particulier, qui est désormais prévalent dans notre pays. Dans la dernière étude de l’Institut supérieur de la santé, il représentait 54% des cas, mais nous nous attendons maintenant à un chiffre bien plus élevé», a-t-il précisé.

«Chaque dose de vaccin injectée est un pas en direction de la sortie de crise», a encore commenté le ministre italien, qui a exprimé toute sa confiance dans les autorités européenne et italienne homologuant les vaccins, qui conseillent de continuer à utiliser le vaccin AstraZeneca.

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Les trois quarts de la péninsule seront classés à partir de lundi en «zone rouge» jusqu’au 6 avril, période englobant les fêtes de Pâques.

Durant le week-end — derniers jours de liberté pour 48 millions d’Italiens de onze régions —, les forces de l’ordre ont parfois dû intervenir pour mettre fin à des rassemblements trop importants à Rome, à Milan, ou encore sur le littoral, tandis que les salons de coiffure ont été pris d’assaut.

Les écoles seront fermées à partir de lundi, tout comme les bars et les restaurants (sauf pour la vente à emporter), ainsi que la plupart des commerces non essentiels.

Dimanche, dans le quartier festif du Trastevere à Rome, beaucoup de Romains profitaient des terrasses encore ouvertes pour se retrouver entre amis. «J’espère que les choses vont s’améliorer et non pas empirer», confiait Tomas, 21 ans, décidé à profiter de la dernière journée avant le confinement.

«Nous sommes obligés de limiter notre liberté. Nous continuerons sur cette voie aussi longtemps que nécessaire, jusqu’à ce que nous soyons tous vaccinés», a commenté Sonia, une banlieusarde de 54 ans inquiète pour les chômeurs.

Les autres régions italiennes sont classées «orange» (risque intermédiaire), ce qui permet de se déplacer sans certificat. Une région fait exception pour ses bons chiffres épidémiques, la Sardaigne, classée «blanche» sans couvre-feu et sans restrictions pour les ouvertures de commerces.

L’objectif annoncé samedi du nouveau gouvernement italien est de vacciner 80% de sa population d’ici octobre, et de monter en puissance sur les vaccinations pour arriver à 500 000 personnes par jour à partir de la mi-avril.

L’Italie, qui compte plus de 102 000 décès depuis le début de l’épidémie, a enregistré dimanche 21 315 cas supplémentaires en 24 heures et 264 nouveaux décès liés à la COVID-19.

Le premier ministre Mario Draghi a déclaré vendredi que l’Italie se retrouve face à une «nouvelle vague de contagions» plus d’un an après le début de la pandémie, appelant «à la plus grande prudence».

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