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Hockey universitaire: Jacques Tanguay aimerait contribuer à la création d’une ligue au Québec

Jacques Tanguay s'est notamment dit intéressé au développement d'un programme de hockey à l'Université Laval.
Jacques Tanguay s'est notamment dit intéressé au développement d'un programme de hockey à l'Université Laval. Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2023-06-14T15:47:02Z

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Lors de la conférence de presse qui annonçait son départ des Remparts de Québec, Jacques Tanguay a mentionné qu’il serait heureux de donner un coup de main si le RSEQ et le gouvernement du Québec souhaitaient créer une ligue de hockey universitaire. 

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Cette déclaration fort simple n’est pas tombée entre les craques du plancher.

«Ça pourrait être une très bonne nouvelle. Il est grand temps qu’on fasse quelque chose pour le hockey universitaire au Québec», a souligné Stéphan Lebeau, qui était, jusqu’à tout récemment, entraîneur des Cougars du Collège Champlain en première division collégiale du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ).

«J’ai eu le gros sourire quand j’ai entendu ça», a pour sa part mentionné Daniel Deschatelets, qui est le directeur des NPU Rebels, une académie qui forme des joueurs pour les préparer pour les rangs collégiaux et universitaires.

Expérience

Il faut dire que l’implication de Tanguay serait majeure dans ce dossier puisqu’il a contribué à mettre sur pied le programme de football du Rouge et Or de l’Université Laval, qui a pris naissance en 1995.

L’arrivée du Rouge et Or a complètement modifié le visage du football au Québec. Une ligue universitaire entièrement québécoise a vu le jour et le sport s’est grandement développé dans les rangs collégiaux et scolaires.

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«Si des gars comme Jacques Tanguay veulent s’impliquer, ça ne peut qu’être une belle nouvelle», soutient Stéphan Lebeau.

L’ancien membre du Canadien milite depuis longtemps pour la création d’un circuit universitaire québécois. Actuellement, on ne dénombre que trois équipes en première division, soit Trois-Rivières, McGill et Concordia, et elles évoluent dans le circuit ontarien.

Chaînon manquant

«Il y a un gros chaînon manquant, on est en retard sur toutes les autres provinces canadiennes et évidemment sur les États-Unis», insiste Lebeau.

«Est-ce qu’on pourrait devenir comme la NCAA, qui fait du développement tardif? Il y a des jeunes qui passent sous le radar à 18 ou 19 ans qui pourraient se faire offrir un contrat à 23 ans», ajoute-t-il.

Pour Daniel Deschatelets, dont le programme a déjà produit plusieurs joueurs qui ont obtenu une place dans la NCAA ou dans l’autre association universitaire, l’ACHA, qui regroupe plus de 360 équipes, tout est une question d’offrir des options aux joueurs de chez nous.

«Aux États-Unis, ils ont besoin de joueurs, ils veulent avoir des Québécois. Mais si nos joueurs peuvent avoir accès à la même chose ici, pourquoi ils iraient là-bas?»

Service

Évidemment, une ligue universitaire de première division puiserait allégrement dans le bassin de joueurs qui ont terminé leur stage junior dans la LHJMQ, mais il y aurait sûrement de la place pour les joueurs issus des rangs collégiaux par exemple.

Pour Stéphan Lebeau, qui a été ambassadeur d’un éventuel programme à l’UQAM qui n’a pas encore vu le jour, il faut surtout offrir des opportunités aux athlètes.

«Il faut qu’on offre ce service-là à nos athlètes étudiants. On le fait pour le football, ça serait l’fun qu’on le fasse pour notre sport national. Le côté scolaire devient une priorité et comme société on serait gagnant.»

Même s’il se détache du monde du hockey après avoir quitté son poste au Collège Champlain, Lebeau ne ferme pas la porte à s’impliquer dans le dossier.

Daniel Deschatelets souligne pour sa part que même s’il est rare de voir des joueurs qui ont joué dans une université canadienne atteindre la LNH, ce n’est pas impossible.

«Des Mathieu Darche, il y en a plein.»

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