«L’idée, c’est de faire avancer ce projet que j’ai de traverser en anglais»: l’humoriste Olivier Martineau ambitionne de percer le marché anglo-saxon

Guillaume Picard
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L’humoriste Olivier Martineau en est déjà à son quatrième spectacle solo, C’est pas moi, c’est toi, qui sera présenté dans une semaine à Montréal, mais ces jours il se trouve à New York pour faire le tour des comédies clubs, lui dont l’ambition est aussi de faire rire en anglais.
« Je suis ici par plaisir, mais aussi par business, je suis toujours un peu business », a-t-il laissé tomber, jeudi matin, en entrevue avec Mario Dumont et Isabelle Perron à QUB radio, qui est aussi diffusée au 99,5 FM.
« Je m’en viens faire le pont un peu avec nos collègues du côté américain. Je m’en viens voir comment ça se passe. C’est du réseautage, j’ai quelques rendez-vous cette semaine. L’idée, c’est de faire avancer ce projet que j’ai de traverser en anglais. Tranquillement, je suis en train de traduire une partie du matériel parce qu’on recommence à zéro », a dit l’homme de 44 ans, conscient que tout sera à faire en anglais, comme à ses débuts chez nous.

Il se juge « assez bon » en anglais, lui qui profite de son séjour new-yorkais pour tisser des liens et multiplier les rendez-vous.
« C’est sûr que quand tu as un texte, c’est un peu comme chanter en anglais », a-t-il souligné, disant « faire confiance » à son matériel.
À New York, il est en mode « exploration », avec quelques minutes à peine pour faire rire le public de la Grosse Pomme.
« Je trouve ça très excitant d’aller jouer cinq minutes pour gratis ou contre un café et une bière. Je trouve ça très le fun. C’est un beau moteur de motivation. Ça fait un moment que j’y pense, ça fait 20 ans que je réfléchis à ça. »
« Je pense que traduire mon texte en anglais m’a aidé à le parfaire en français. Au niveau du rythme, du timing, du choix des mots aussi. Je pense que ça m’a aidé à relire ma propre création différemment. Et ça a été un plus, un choix stratégique que je n’aurais pas vu venir autrement. Le texte que je présente se ressent dans ce travail minutieux d’horloger. »
Fier pour la première fois
Olivier Martineau affirme que son quatrième spectacle solo le comble.
« C’est la première fois que je suis fier d’un de mes spectacles », a-t-il lâché, ce à quoi Mario Dumont a répondu, du tac au tac : « J’ai vu ton précédent, je payais et tu n’étais même pas fier », ce qui a déclenché un fou rire généralisé.
« Je veux te dire, ce n’est pas parce qu’on est payé qu’on est fier, a enchaîné Martineau. J’ai plein d’autres exemples qui me viennent en tête. »
L’humoriste se prend pour « cible » pour la première fois dans cette nouvelle tournée, alors qu’il « cherche à devenir une bonne personne ».
« Je me ramasse fort. »
- Le spectacle C’est pas moi, c’est toi sera présenté le 6 mai à l’Espace St-Denis, à Montréal.
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