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L'étalon de la LNH: prolonger Matheson devenait incontournable

Photo Martin Chevalier
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2025-11-28T18:44:17Z

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Mike Matheson ne gagnera pas le trophée Norris, mais s’il existait un trophée Ryan Suter décerné au pur-sang de la LNH, le défenseur qui avale les minutes sans complexe, il serait certainement dans la lutte. C’est pourquoi le prolonger devenait un incontournable avec les ennuis à l’infirmerie de Kaiden Guhle.

Matheson a une qualité qui le place parmi l’élite, la capacité de passer presque une moitié de match sur la glace sans s’essouffler.

Depuis l’échange qui l’a fait passer des Penguins au Canadien à l’été 2022, seulement six défenseurs affichent une moyenne de temps de glace plus élevée que Matheson (25:06).

Ils sont tous des vedettes : Rasmus Dahlin, Miro Heiskanen, Drew Doughty, Quinn Hughes, Cale Makar et Zach Werenski. Or, aucun des six n’a été sollicité autant que Matheson en infériorité numérique (3:07 par match). Matheson joue carrément une minute de plus en moyenne à court d’un homme que tout ce beau monde.

C’est vous dire à quel point son rôle est unique à travers la LNH. Jouer 25 minutes par match est déjà assez taxant, ce l’est encore plus lorsqu’il faut régulièrement sacrifier son corps à 4 contre 5.

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David Reinbacher et Adam Engström sont voués à un bel avenir, mais rien ne garantissait qu’ils allaient un jour avaler les minutes avec la même efficacité que ne le faisait Matheson. Ce dernier y parvient mieux que plusieurs défenseurs étoiles du circuit Bettman.

Des poumons de jeune

L’agent de Matheson, Philippe Lecavalier, a effectué du bon boulot pour convaincre le Tricolore de s’engager pour cinq ans, sachant que son client soufflera 32 bougies le 27 février.

La stabilité était manifestement une priorité pour Matheson et sa famille. Un contrat d’une plus courte durée lui aurait sans doute offert un salaire plus onéreux, mais il s’agit au final d’une entente qui fait le bonheur des deux parties.

Des recherches sur la sphère publique démontrent que l’efficacité du défenseur moyen périclite à partir de 32 ou 33 ans. La bonne nouvelle pour le CH, c’est que Matheson n’est pas l’athlète moyen.

Les membres de son entourage, dont Jon Chaimberg, l’un de ses préparateurs physiques au fil des ans, vous diraient qu'il se trouve bien peu de joueurs dans la LNH aussi en forme que lui.

«Il a les poumons d’un joueur de 20 ans», illustrait d’ailleurs l’entraîneur-chef du CH, Martin St-Louis, lors d'un récent point de presse.

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Comme Brian Campbell

Matheson peut aussi miser sur l’un des coups de patin les plus fluides du circuit. Il aura 36 ans lorsqu’il amorcera la dernière année de son contrat.

À cet âge, des défenseurs comme Brian Campbell, Scott Niedermayer, Alex Goligoski, Duncan Keith et Brian Rafalski sont demeurés très efficaces grâce, justement, à la qualité de leur glisse.

Les équipes de la LNH acceptent souvent de consentir l’année de trop à des défenseurs trentenaires sur le marché des joueurs autonomes afin de gagner l’enchère pour leurs services. Dans le cas de Matheson, les drapeaux rouges sont moins nombreux pour les raisons susmentionnées.

Depuis sa première saison à Montréal, Matheson a été disponible pour 86% des matchs. Ses seuls ennuis à l’infirmerie datent de sa première année avec le Canadien. Il avait dû s’absenter pour huit semaines en raison d’une entorse au muscle abdominal subie durant le calendrier préparatoire.

Considérant qu’il ait bloqué 482 tirs et disputé 5 822 minutes à Montréal, c’est incroyable qu’il n’ait pratiquement pas manqué de matchs depuis son retour au jeu à sa première saison ici.

Si on avait à miser contre le beau frère à Noël, on gagerait que ce contrat va bien vieillir.

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