Liaisons régionales: l'Est-du-Québec a hâte d'en savoir plus
Simon Gamache-Fortin | TVA Nouvelles
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Le rapport du groupe d'intervention du gouvernement sur l'avenir du transport aérien régional est très attendu dans l'Est-du-Québec, où les élus espèrent qu'il permettra d'arriver à des solutions durables après l'abandon de liaisons régionales par Air Canada.
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Le cabinet du ministre des Transports, François Bonnardel, a indiqué que les solutions retenues seront présentées dans les meilleurs délais. L'objectif est d'assurer la pérennité du service à long terme.
«Bien en fait, on a l’impression que le ministre travaille très fort sur le dossier. Il a reçu le rapport du professeur Roy en janvier dernier [...]. On veut des solutions durables, donc, on comprend qu’il peut y avoir du temps. Tout ce que l’on espère, c’est que l’éléphant n’accouchera pas d’une souris. J’ai confiance au ministre pour trouver de bonnes solutions», a expliqué Daniel Côté, président du Comité sur le transport aérien de l’UMQ et maire de Gaspé.
«C'est sûr qu'on est tributaire de la décision du gouvernement», a renchéri le président de la Régie intermunicipale de l'aéroport régional de Mont-Joli, Bruno Paradis.
«J'aime autant qu'il prenne le temps nécessaire pour arriver avec une solution qui va être pérenne. Par contre, nous aussi, on attend et on a bien hâte d'avoir les résultats», a-t-il ajouté.
Les administrateurs de l'aéroport régional de Mont-Joli travaillent sur le projet Régionair, une future régie de transport aérien intermunicipale, depuis plusieurs mois.
«De notre côté, on a commencé à réfléchir à une formule plus modeste où on contacte certains transporteurs, certaines villes ou certains aéroports, voir si on n'était pas en mesure d'offrir un service qui correspondrait plus à nos besoins», a détaillé Bruno Paradis.
Les élus municipaux souhaitent que le transport aérien serve le développement économique régional.
«Si on peut arriver avec une solution qui nous amène un prix de billet d’avion qui a de l’allure, qui nous amène une desserte qui a de l’allure, bien là, on pourra parler que ça va devenir un véritable vecteur de développement, en plus d’être un service essentiel», a précisé Daniel Côté.