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L’essence grimpe jusqu'à 8% le litre dans plusieurs régions du Québec

Le prix à la pompe a même augmenté de 19 ¢ en 48 heures dans certains secteur de Québec

Photo portrait de Louis Deschênes

Louis Deschênes

2026-03-04T14:01:14Z

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Après des mois d’accalmie, les automobilistes québécois subissent un premier choc à la pompe avec des hausses parfois vertigineuses.

Cette flambée des prix, causée par les tensions au Moyen-Orient, menace aussi d’alourdir les factures d’épicerie.

« C’est encore un autre aspect du coût de la vie qui augmente », se désole Ismael Selemani, de Québec, en faisant le plein d’essence.

Le jeune homme de 20 ans travaille à son compte en gestion immobilière et il utilise sa voiture chaque jour.

« Ça fait des dépenses supplémentaires dans mon budget [...] C’est plate, mais nous n’avons aucun contrôle avec ce qui se passe, la guerre et tout », dit-il.

Ismael Selemani fait le plein d’essence à 156,9¢ dans le secteur de Limoilou, à Québec, avant de repartir pour le travail.
Ismael Selemani fait le plein d’essence à 156,9¢ dans le secteur de Limoilou, à Québec, avant de repartir pour le travail. Photo LOUIS DESCHÊNES

Le choc à Québec

Dans la région de Québec, des stations-service affichaient en moyenne l’essence ordinaire à 1,55 $ mercredi matin, une hausse de près de 12 ¢ comparativement à la veille.

Dans les secteurs de Limoilou, Charlesbourg et Beauport, les automobilistes ont même essuyé une augmentation stratosphérique de 19 ¢ en 48 heures.

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« Les prix étaient assez bas dans les dernières semaines à Québec, ce qui explique la forte augmentation, explique Simon Bourassa, porte-parole de CAA-Québec. C’est sûr qu’eux n’avaient aucune marge de manœuvre pour encaisser la hausse du coût d’acquisition. Donc, ils ont refilé la facture directement aux consommateurs », ajoute-t-il.

Hausse de 7 ¢ à Montréal

À Montréal, le coût moyen du litre d’essence est de 1,62 $, une augmentation d’environ 7 ¢ depuis lundi.

« Il y a des prix qui ont augmenté quand même significativement, mais peut-être de manière moins importante qu’à Québec parce que les prix étaient déjà plus élevés à Montréal », constate Simon Bourassa.

Alex Briand à une station Pétro-Canada du boulevard industriel, à Repentigny, qui affichait 1,60.9 le litre mercredi le 4 mars 2026.
Alex Briand à une station Pétro-Canada du boulevard industriel, à Repentigny, qui affichait 1,60.9 le litre mercredi le 4 mars 2026. Photo David Descoteaux

« Oui ça monté beaucoup depuis hier, mais moi je suis habitué à bien pire, j’avais une Volkswagen au diesel avant. Et si tu regardes le prix, c’est 2,21 $ le litre ! » lance avec philosophie Alex Briand à une station-service de Repentigny.

En quelques heures seulement mardi, une augmentation de 12,5 ¢ le litre a également été observée à Rivière-du-Loup, dans le Bas-Saint-Laurent, faisant passer le prix à 1,57 $.

Même au Saguenay, une région reconnue pour son prix à la pompe particulièrement bas, l’essence est passée de 1,33 $ à 1,43 $ en moyenne.

100 $ US le baril ?

Les automobilistes ne sont pas au bout de leur peine, car la circulation maritime continue d’être paralysée dans le détroit d’Ormuz, situé entre l’Iran et les Émirats arabes unis. Pour l’instant, ce conflit ne montre aucun signe d’apaisement.

« Donc oui, c’est possible et envisageable qu’il y ait des hausses qui se poursuivent, ça, c’est clair », affirme Simon Bourassa.

Le coût du baril de Brent dépasse 81 $ US et, si la guerre se poursuit, les experts prévoient qu’il pourrait atteindre 100 $ US.

« Ce n’est pas le cas pour l’instant parce que les marchés pétroliers espèrent que la guerre sera courte et que rapidement on reviendra à une situation normale, donc les prix montent, mais ce n’est pas l’affolement général », explique Francis Perrin, directeur à l’Institut de relations internationales et stratégiques.

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