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L'espoir du CH dont personne ne parle

Foley Photography
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2026-01-21T05:00:00Z

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Il y a cet espoir en particulier dans le bassin du CH dont personne ne parle, ou presque. Le Canadien est, pourtant, pas mal emballé par son potentiel.

Dans l’ombre des Reinbacher, Zharovsky et Mooney, Logan Sawyer est un secret bien gardé. Un projet qu’on laisse lentement mais sûrement mijoter.

Vous n’apercevrez jamais Logan Sawyer dans un top 10, voire un top 15 des espoirs du Canadien. Mais on serait très curieux de voir où il apparait dans un classement interne des recruteurs du Tricolore. 

Sawyer a été repêché au troisième tour (78e au total) par le CH en 2024 dans une certaine discrétion en tant que produit de ligues plus obscures en Alberta (AJHL) et en Colombie-Britannique (BCHL). La Centrale de recrutement de la LNH le classait seulement au 114e rang de sa liste nord-américaine. 

Quand il était petit, c’étaient lui et Michael Hage qui étaient vus comme les deux surdoués de leur groupe d’âge dans la région de Toronto. Mais Hage s’est consacré à temps plein au hockey et Sawyer, lui, partageait son temps entre la glace et la crosse.

Il se dégêne

Le développement de Sawyer prend un tournant intéressant. L’ailier gauche commence à s’affirmer offensivement à Providence College, contre des adultes dans la mi-vingtaine.

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«Je ne dirais pas que je suis arrogant, mais je commence toujours une saison en pensant que je peux être le meilleur joueur de mon équipe et l’un des meilleurs joueurs de la ligue. Je suis confiant», nous a lancé Sawyer.

Avec 18 points, dont neuf buts, en 22 matchs au sein d’une équipe défensive, il affiche une production semblable à celle de Roger McQueen, un espoir de premier plan des Ducks (10e au total en 2025).

Foley Photography
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«Logan est un joueur offensif de haut niveau, a vanté au TVASports.ca son entraîneur à Providence, Nate Leaman. Il a un vraiment bon sens du jeu.»

Nick Bobrov serait d’accord avec lui. Sawyer, «c’est un cerveau et des habiletés de qualité top 6», avait-il déclaré à ses recruteurs en 2024.

Beaucoup de choses doivent se passer avant que Sawyer concrétise ce potentiel, mais vous avez une idée du contraste qui existe entre, d’une part, l’enthousiasme de son entraîneur et du CH et, de l’autre côté, la relative indifférence que l'espoir suscite auprès des partisans, même les plus férus à Montréal.

Dans la mijoteuse

Ce que Leaman s’efforce de rappeler à plusieurs reprises durant l’entretien, c’est que Sawyer a besoin de temps. Son idée est déjà faite : il est persuadé que le garçon doit faire les quatre années dans la NCAA.

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Sawyer est ce que les recruteurs aiment appeler un beau projet. Il voit les jeux. Le flair, il l’a déjà.

Mais toute sa vie, il était talentueux et il pouvait générer de l'attaque en périphérie. C’était facile. Il ne sait pas encore parfaitement comment affronter des hommes.

«Quand il aura développé son corps, son tir et son jeu à l’intérieur des points de mises au jeu, quand il aura mis tout ça ensemble, il va être un fichu bon joueur», a prédit Leaman. «Il faut juste le laisser mariner.»

Leaman est catégorique au sujet du plan sur quatre ans. Il mentionne Daniel Carr, même si «Logan est un meilleur patineur». L’ex-attaquant du CH avait fait le parcours universitaire complet avec Leaman à Union College avant d’atteindre la LNH.

Sawyer ne s’oppose pas à tout ça, mais il va aussi écouter le Canadien.

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«Rien n’est coulé dans le béton, a nuancé Sawyer. Nate et moi, on travaille fort pour me préparer au niveau pro. Si ça prend quatre ans pour que je sois ce joueur, ok pour moi. Mais si je me développe plus vite que prévu et que Montréal me sent prêt, ce sera une décision à reconsidérer.»

Plus lourd

Avoir rejoint Providence College un an plus tôt devance cet échéancier.

Sawyer aurait pu évoluer dans le junior majeur américain (USHL) la saison dernière, comme il était l’un des plus jeunes joueurs de son repêchage, avec un anniversaire le 6 mai.

À 170 lb, c’était un beau défi de faire le saut directement dans la NCAA. Le CH a laissé la décision entre ses mains.

Il a été bon sans plus l’an passé; 16 points, dont six buts, en 37 matchs. Son cerveau était prêt. Son corps, non.

Il jure être maintenant 30 lb plus lourd. C’est presque dur à croire.

«200 lb [mon nouveau poids], nous a-t-il assuré. Ici, on joue juste les fins de semaine. On s’entraîne deux ou trois fois par semaine et il y a de la bouffe illimitée. C’est facile!»

S’il croît à un tel rythme, peut-être qu’on va, finalement, parler de lui.

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