L'entreprise de ces influenceuses ciblée par un vol de sous-vêtements majeur
Marianne Lafleur
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Près de 15 000 $ de sous-vêtements ont été dérobés en plein jour dimanche dans un entrepôt montréalais, un vol particulier qui laisse une compagnie québécoise à la fois découragée et perplexe.
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En entrevue au Journal de Montréal, Jessika a expliqué la situation.
« On travaille tellement fort depuis des années pour notre compagnie, comme toutes les compagnies québécoises, alors de se faire voler de même c’est tellement plate, ce n’est pas nécessaire », déplore Jessika Dénommée, cofondatrice de l’entreprise Pop Underwear, qui existe depuis sept ans.
Vendredi dernier, ses employés avaient préparé quelque 80 colis en vue du ramassage par un service de livraison dans leur entrepôt situé sur la rue Chabanel, à Montréal.

Or, lundi matin, lorsque devait passer le camion de livraison, toute la marchandise avait disparu.
C’est en consultant les caméras de surveillance que l’équipe a constaté qu’elle avait bel et bien été victime d’un vol de sous-vêtements survenu dimanche à 9 h 55.
« Je n’ai aucune idée de ce que le voleur va faire avec 80 colis dispersés de culotte de tailles différentes », lance la propriétaire, encore incrédule face à cette situation.
Ce vol est d’autant plus surprenant que l’entrepôt était censé être surveillé et sécurisé. « On n’a aucune idée comment il a pu entrer », ajoute Mme Dénommée.
15 000 $ de sous-vêtements
Sur les images de surveillance relayée par les médias, on voit un individu vêtu de gris remplir méthodiquement un grand sac de poubelle noir avec les colis.
« On cherche le voleur de petites culottes », a écrit l’entreprise sur Instagram.

Les paquets contenaient des sous-vêtements, mais également des pyjamas et des accessoires de nuit, tous fabriqués en bambou.

La valeur des pertes est estimée à environ 15 000 $, soit près de 190 $ par colis en moyenne. Un coup dur pour cette entreprise montréalaise qui doit maintenant composer avec les répercussions auprès de sa clientèle.
La plupart des vêtements seront remplacés, assure Jessika Dénommée, mais la tâche s’annonce complexe. Certains articles sont déjà en rupture de stock, forçant l’entreprise à proposer des solutions de rechange ou des crédits.
La situation est d’autant plus difficile à gérer que plusieurs commandes contenaient des « cadeaux mystères », un concept utilisé lors des ventes en direct, qui rend presque impossible l’identification précise des produits à remplacer.
« C’est décourageant »
Il ne s’agit pas de la première épreuve pour la compagnie qui avait été victime d’une fraude de près de 100 000 $ il y a cinq ans, après s’être associée à un mauvais partenaire.
« C’est décourageant, c’est vraiment difficile », confie la femme d’affaires, qui n’aurait jamais pensé être confrontée à un tel pillage dans sa vie.

Jessika Dénommée assure qu’elle restera à l’affût des tentatives de revente de la marchandise en ligne. Toute personne détenant de l’information est invitée à communiquer avec la compagnie et les autorités afin de faire avancer l’enquête.