L'Écosse entre blessures, doutes et ferveur populaire
Agence France Presse
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L'Écosse compte plus les blessés que ses buts marqués avant l'Euro-2024, mais le capitaine Andy Robertson et sa « Tartan Army », gonflée par la présence attendue de 200 000 supporters, conservent l'espoir de faire un coup en Allemagne.
La 39e nation au classement mondial affiche progrès et régularité depuis l'arrivée en 2019 de Steve Clark, sélectionneur âgé de 60 ans, une première victoire pour ce pays peuplé par moins de 5,5 millions d'habitants.
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L'équipe, récemment promue dans l'élite de la Ligue des nations, s'apprête à disputer la phase finale d'un championnat d'Europe pour la deuxième fois consécutive, et la quatrième fois tout court.
Sa deuxième place en qualifications, derrière l'Espagne, a entretenu la flamme de l'espoir et enchanté le public de Hampden Park, gratifié au passage d'un succès prestigieux 2-0 contre la « Roja ».
Le souffle est un peu retombé depuis sous le coup des pépins physiques et de résultats sportifs décevants, voire inquiétants quand le niveau d'adversité s'est élevé.
L'Écosse a enchaîné des défaites récentes contre l'Angleterre, l'Espagne, la France, les Pays-Bas et même l'Irlande du Nord, jusqu'à son dernier match, gagné 2-0 laborieusement lundi contre le très modeste Gibraltar.
Ce cycle a fait naître des doutes à l'approche du premier match de l'Euro contre le pays hôte, l'Allemagne, le 14 juin à Munich, avant des rencontres du groupe A plus abordables face à la Suisse et la Hongrie.
« Nous aurons besoin de performances de haut niveau contre de bonnes équipes », a résumé Clarke, optimiste: « cette équipe a été fantastique pour moi et fantastique pour son pays et elle a maintenant l'occasion d'écrire une page d'histoire, alors voyons si nous pouvons le faire ».
L'Écosse n'a jamais réussi à passer le premier tour d'une grande compétition et compte bien y parvenir cette fois. C'est en tout cas l'objectif affiché par le sélectionneur.
Forfait à chaque ligne
Malheureusement pour lui, il faudra relever le pari sans plusieurs joueurs fauchés par des blessures.
Clarke a fait une croix sur le milieu Lewis Ferguson, en vue cette saison avec Bologne en Serie A, et les jeunes Aaron Hickey (Brentford) et Nathan Patterson (Everton), deux latéraux sur lesquels il comptait à droite.
Il demeure dans l'incertitude concernant son défenseur central Liam Cooper (Leeds), sorti blessé à un genou lundi.
L'attaque a aussi du plomb dans l'aile depuis le forfait de Lyndon Dykes, l'attaquant de Queens Park Rangers (QPR) blessé à l'entraînement, et celui de Ben Doak (Liverpool), acté mardi par la fédération.
Pour le poste de N.9, Clarke devra se tourner vers Lawrence Shankland (Hearts), muet contre Gibraltar, ou Ché Adams (Southampton), buteur après son entrée en jeu. À moins qu'il n'offre une promotion express à Tommy Conway, international Espoirs de Bristol (D2 anglaise), repêché mardi.
Si la force offensive de l'Écosse ne semble pas optimale avant l'été, c'est surtout de son milieu de terrain que sont venus les buts durant les qualifications, terminées devant la Norvège d'Erling Haaland.
À eux deux, le capitaine d'Aston Villa John McGinn et le milieu de Manchester United Scott McTominay ont inscrit dix des dix-sept pions passés aux défenses adverses.
L'Écosse peut compter sur d'autres joueurs évoluant dans la très relevée Premier League, à l'instar d'Andy Robertson (Liverpool), Billy Gilmour (Brighton) et Ryan Christie (Bournemouth), ou encore Kieran Tierney (Arsenal), prêté cette saison à la Real Sociedad.
Il y a trois ans, le retour de l'Écosse sur la scène européenne avait été en partie gâché par la pandémie de Covid pour les supporters, empêchés de remplir Hampden Park pour les matches à domicile.
La Tartan Army a visiblement prévu de se rattraper en Allemagne puisque selon le consulat britannique à Munich, jusqu'à 200.000 fans pourraient venir inonder les rues de Munich, Cologne et Stuttgart.