Tous les résultats
Publicité

L’échange de Brady Tkachuk est le parfait exemple montrant que les directeurs généraux de la LNH sont maintenant pris en otage

Le directeur général des Sénateurs avait-il vraiment le choix d’échanger son capitaine?

Photo portrait de Jonathan Bernier
2026-06-23T04:00:00Z

Partager

Personne n’est tombé de sa chaise en apprenant que Brady Tkachuk irait rejoindre Matthew chez les Panthers de la Floride. Après tout, qui ne rêverait pas de porter les mêmes couleurs que son frère ?

• À lire aussi : Nick Suzuki a-t-il remporté un trophée en chocolat ?

• À lire aussi : Qui suivre entre Forrest Gump et Julien BriseBois ? Voilà le dilemme dans lequel se trouve Kent Hughes avec le 28e choix

Ce qui a pu paraître surprenant, en revanche, c’est que Steve Staios, le directeur général des Sénateurs, accepte d’échanger son capitaine à un rival de division. Dans une section aussi serrée que l’Atlantique, c’est le genre de transaction qui pourrait rapidement venir le hanter.

Mais, en même temps, avait-il vraiment le choix ? Depuis le 1er juillet 2025, le contrat de Tkachuk était assorti d’une clause de non-mouvement. Impossible de l’échanger, de le céder dans les mineurs, de le rendre disponible pour un repêchage d’expansion sans obtenir son accord.

Avec son frère Matthew, Brady Tkachuk risque de faire la pluie et le beau temps chez les Panthers de la Floride.
Avec son frère Matthew, Brady Tkachuk risque de faire la pluie et le beau temps chez les Panthers de la Floride. Photo d'archives, Martin Chevalier

Publicité

Selon les bruits qui courent, Tkachuk aurait accepté de lever cette clause pour seulement quatre équipes : les Panthers, les Hurricanes, les Golden Knights et le Wild.

Vegas n’a déjà plus de place sous le plafond pour ajouter les 8,22 M$ de l’empreinte salariale de l’Américain. Le Wild risque de se retrouver dans la même situation lorsqu’il aura renouvelé les contrats de certains de ses joueurs autonomes.

• À lire aussi : Toutes les transactions dans la LNH

Il restait donc la Caroline et la Floride. Difficile de faire monter les enchères.

À l’opposé de sa raison d’être

Tkachuk est admissible à l’autonomie complète seulement le 1er juillet 2028. En théorie, ce n’est qu’à partir de cette date qu’il aurait dû devenir le seul maître de sa destinée.

Or, les clauses de non-mouvement ou de non-échange viennent offrir exactement ce même pouvoir. Tu n’es pas satisfait de ton utilisation ? Tu ne peux pas blairer un de tes coéquipiers ? L’entraîneur-chef ne t’a pas flatté dans le sens du poil ? Tu peux demander de t’en aller et choisir où.

D’ailleurs, à la base, ce genre de clause avait été mise en place pour offrir une sécurité à un joueur. Pas pour prendre le directeur général en otage en exigeant d’être échangé à l’équipe de son choix.

Chez les Red Wings, c’est en plein ça qui va se passer avec Dylan Larkin. L’attaquant de 29 ans, à qui il reste quatre ans de contrat, ne veut plus jouer à Detroit. Alors, il a soumis une liste d’équipes où il accepterait d’être échangé. Aucune canadienne.

Publicité

• Écoutez aussi cet épisode balado tiré de l'émission de Alexandre Dubé, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

Un jeu dangereux

Quinn Hughes ne se voyait plus dans l’uniforme des Canucks. En demandant de se rapprocher de sa famille, dont plusieurs membres habitent la région de Detroit, il a grandement diminué le nombre d’options de son directeur général.

Darnell Nurse, à qui il reste quatre ans de contrat, a demandé aux Oilers de partir. Il leur a donné une liste de trois à cinq destinations. C’est mince.

Ce n’est pas encore devenu une plaie, mais les cas commencent drôlement à s’additionner. C’est un jeu dangereux.

Tout le monde va vouloir aller jouer à Las Vegas, en Floride, à Dallas. Qui va mettre Winnipeg sur la liste des équipes où il veut être échangé ? Ou Calgary ? Ou Edmonton, un endroit duquel Connor McDavid a de plus en plus hâte de partir ?

Oui, il y a un plafond salarial qui limitera un peu les dégâts. Mais à la vitesse fulgurante avec laquelle il monte, la parité pourrait prendre le bord avant longtemps.

Publicité
Publicité