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L’attaque massive du Canadien est en panne: c’est le temps de jouer la «game» qui est en avant

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-11-16T07:16:20Z

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Jared Davidson disputait son premier match dans la LNH pendant que, du côté des Bruins, Jonathan Aspirot foulait la glace du Centre Bell pour la première fois. Si les deux recrues se demandaient à quoi pouvait bien réellement ressembler la rivalité entre les deux plus grands rivaux de la LNH, ils ont été bien servis.

Deux combats dans les quatre premières minutes, des coups d’épaules solides, du chamaillage après les coups de sifflet et une pléthore de punitions. On n’osera pas dire qu’on avait l’impression de se trouver au Forum ou au vieux Garden de Boston, mais l’animosité était surprenante pour un match du mois de novembre.

D’ailleurs, si le Canadien avait été le moindrement opportuniste, il aurait offert à ses partisans une belle victoire du samedi soir après les revers subis cette semaine contre les Kings et les Stars.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

Incapable de profiter de sept supériorités numériques, il a plutôt joué avec le gros nerf de ses partisans, testant la limite de leur patience. Au grand plaisir de ceux des Bruins, toutefois, toujours nombreux au Centre Bell. Résultat: une défaite de 3 à 2.

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Pendant la grande majorité des 10 min 44 s (dont 3 min 16 s à cinq contre trois) qu’ont duré ses supériorités numériques, l’attaque massive montréalaise a multiplié les passes. Et multiplié les passes. Et multiplié les passes.

«On va regarder ça»

Quand il faut que ce soit Lane Hutson qui se décide à envoyer la rondelle au filet (c’est lui qui a décoché les deux seuls tirs à cinq contre trois), il y a quelque chose d’anormal.

Wayne Gretzky disait qu’on rate 100% des tirs qu’on ne prend pas. Martin St-Louis devrait le rappeler à ses joueurs.

Ce qu’il y a également d’anormal, c’est de marquer à court d’un homme alors qu’on est incapable d’y arriver avec un ou deux joueurs en plus. C’est ce que Jake Evans est parvenu à faire à mi-chemin de la première période.

«C’est un problème quand notre désavantage numérique produit plus que notre attaque massive», a d’ailleurs déclaré Hutson après le match.

Encore plus quand la sécheresse dure depuis cinq matchs (0 en 17).

Depuis qu’il est en poste, St-Louis répète souvent qu’il est important pour ses joueurs de jouer la game qui est en avant d’eux. Tu as du temps et de l’espace? Attaque la zone adverse en possession de rondelle. La pression est forte en territoire neutre, et la ligne bleue ennemie semble infranchissable? Envoie la rondelle derrière la ligne des buts et applique un échec avant pour la récupérer.

Le temps est peut-être venu d’appliquer ce principe à l’avantage numérique. Les lignes de passes sont fermées ou les relais manquent de précision? Arrête d’essayer le jeu parfait et tire au filet.

À cette proposition, l’entraîneur-chef du Canadien a répondu: «On va regarder ça.»

Pauvre McAvoy!

Que ce soit retenu ou pas, il faudra trouver rapidement une solution. Depuis le début de cette léthargie, le Tricolore affiche un dossier de 1-3-1.

Si on ajoute le match précédent (un revers en tirs de barrage contre les Flyers), le Canadien n’a donc gagné qu’une de ses six dernières rencontres.

Non seulement il n’est plus au sommet de la division Atlantique, maintenant occupé par les Bruins, mais plus que deux points le séparent de la 12e place dans l’Est.

Du côté bostonnais, on se croise les doigts pour que Charlie McAvoy ne soit pas forcé à l’inactivité trop longtemps. En milieu de deuxième période, le défenseur a reçu un tir de Noah Dobson au visage. Il a quitté la rencontre la bouche ensanglantée et avec quelques dents en moins.

La bonne nouvelle, c’est qu’il a pu rentrer à Boston avec ses coéquipiers.

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