Tous les résultats
Publicité

L’Armada ou, plutôt, les Knights de Blainville?: «Je ne suis pas revenu pour perdre en demi-finale»

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL
Photo portrait de Nicolas Cloutier

Nicolas Cloutier

2025-09-10T16:00:00Z

Partager

Sur papier, l’Armada de Blainville-Boisbriand est un monstre. Une formation qui peut en découdre avec n’importe quel rival, non seulement de la LHJMQ, mais de la Ligue canadienne de hockey également. Jetez un bref coup d’œil, il y a de la vedette au pied carré.

L’ennui, c’est qu’il s’agit aussi d’une équipe qui n’a gagné aucune ronde de séries avec le groupe actuel. Et ça, c’est un méchant casse-tête à gérer, tant pour les joueurs que pour la direction. Est-ce qu’on a le courage de nos ambitions ou on garde la tête froide?

«On a de bons joueurs, mais on n’a pas une bonne équipe», image le directeur général Olivier Picard. Ce qu’il entend par là, c’est: pas encore.

«On a de grosses ambitions, mais on n’a rien fait encore», relativise sagement Bill Zonnon.

«Les joueurs ne sont pas fous. Ils connaissent les attentes. Mais honnêtement... on a beaucoup de travail à faire», souffle Alexandre Jacques, le nouvel entraîneur-chef de la flotte.

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONT
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONT

Au sein de l’Armada, on ne sait pas ce qu’on est. La seule certitude est la force des éléments en place. Ce qui en résulte, c’est un drôle de double discours de funambule.

Publicité

Jusqu’à ce que Justin Carbonneau parle avec ses tripes. Au début, il veut bien se prêter au jeu, mais la rage de vaincre finit pas être trop forte.

«Il faut y aller une ronde à la fois, mais je ne suis pas revenu ici pour perdre en demi-finale», met au clair Carbonneau, qui a renoncé à l’offre des collèges américains en raison, entre autres, d’un sentiment de devoir inachevé. «Je vais revenir ici pour gagner la coupe Memorial.»

Est-ce que tout ce qui n’est pas une participation à la Coupe Memorial serait une déception?

«Évidemment», réplique Xavier Villeneuve du tac au tac.

Ce n’est un secret pour personne que 2025-2026 a été identifiée comme l’Année avec un «A» majuscule pour l’Armada. La fenêtre pour tout gagner. Toutes les décisions ont été articulées autour de ce plan.

Et sur papier, il a été exécuté à la lettre.

«On avait ciblé Zonnon, Maël Lavigne, Vincent Collard et Spencer Gill. On n’a jamais pris notre deuxième option, on a toujours eu le gars qu’on voulait», se félicite Picard.

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

L’acquisition de Zonnon, particulièrement, a joué un rôle dans la décision de Carbonneau de revenir. «C’est sûr que oui. J’avais joué un peu avec lui à Rouyn et avec Hockey Canada. Je savais qu’on pouvait bien se compléter. Je ne peux pas mentir», avoue le choix de premier tour des Blues de St. Louis. 

Publicité

N’empêche, il y a une raison pour laquelle l’Armada n’a pas tout détruit sur son passage durant le calendrier préparatoire et pourquoi on pourrait assister à un lent début de saison.

Le modèle des Knights

Le personnel d’entraîneurs a apporté des changements considérables au système de jeu et à la façon de jouer. Et on ne sait quand et si le gâteau va lever.

«C’était une équipe qui jouait peut-être de façon plus passive ces dernières années, explique Jacques, le nouveau shérif en ville. Le groupe d’entraîneurs essaie d’amener un style un peu plus agressif qui demande plus d’énergie, plus d’échec avant. Ça va être une adaptation.

«Mais d’ici Noël, on veut devenir l’équipe la plus difficile à [affronter] de la ligue. Parce qu’on sait qu’on a le talent.»

Le message lancé au camp était de développer des «habitudes de championnat». On aurait pu simplement écrire «les habitudes des Knights de London».

«On a regardé London jouer, admet Jacques. Les Knights avaient du talent, mais ils étaient difficiles à affronter. On n’est pas forcément calqués sur les Knights, mais c’est la mentalité qu’on veut que les joueurs amènent.

«London a un historique de succès année après année en raison des habitudes de travail.»

Il faut juste accepter que ça prenne du temps. Même avec une formation remplie de vedettes.

«C’est un défi d’avoir autant de joueurs de qualité dans une équipe, souligne Picard. Que tout le monde soit content et accepte son rôle. Parce que la part de tarte, elle reste la même. La tarte n’est pas plus grosse qu’avant. En ce moment, il n’y a pas de chimie, juste 23-24 bons joueurs.»

Si le courant passe, par contre, tenez-vous bien.

Les têtes d’affiche de l’Armada en 2025-2026

Justin Carbonneau

Bill Zonnon

Matéo Nobert 

Vincent Collard 

Maël Lavigne 

Vincent Desjardins

Spencer Gill 

Xavier Villeneuve 

Arseni Radkov 

Jakub Milota 

Publicité
Publicité