L’analyste de Canada Soccer qui pilotait le drone dit avoir vécu l’enfer: «C’est la pire expérience de ma vie»


Kevin Dubé
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L’analyste pris en flagrant délit d’espionnage, Joseph Lombardi, assure avoir agi pour ses intérêts personnels et non à la demande d’Équipe Canada. Repentant, il dit avoir vécu l’enfer après avoir été emprisonné pendant trois jours.
C’est du moins ce qu’il a assuré au comité disciplinaire de la FIFA, le 25 juillet dernier, dans une déclaration rendue publique mercredi en marge de la décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) sur la demande d’appel de Canada Soccer.
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Dans sa déclaration, Lombardi raconte avoir utilisé un véhicule loué le 22 juillet dernier «sans que le personnel [ou la] délégation ne soit au courant» pour se diriger vers le lieu d’entraînement de la Nouvelle-Zélande.
Il raconte avoir filmé pendant 20 minutes avant d’être intercepté par les autorités de la ville de Saint-Étienne, où il a été détenu pendant trois jours avant de plaider coupable et être condamné à huit mois de prison avec sursis.
Mauvaise décision
«Tous les événements décrits l’ont été en raison de mes décisions personnelles puisque je n’étais pas accrédité et que je voulais impressionner le personnel technique de l’équipe canadienne féminine en leur apportant des analyses informées et exactes, afin de me permettre d’obtenir d’autres opportunités avec l’équipe dans le futur. C’est une décision imprudente et négligente de ma part et je prends 100% de la responsabilité de ce qui s’est passé.»
«Sur le plan personnel, d’être détenu par la police et emprisonné pendant trois jours a été la pire expérience de ma vie. Je ne suis pas un criminel et j’ai pris une mauvaise décision pour essayer d’augmenter ma valeur auprès de la délégation canadienne.»
Lombardi a aussi confirmé avoir espionné la Nouvelle-Zélande le 20 juillet, mais que le résultat des vidéos captées n’était pas satisfaisant et n’offrait pas une analyse assez intéressante pour être présentée aux entraîneurs.
Un peu plus loin, il assure ne jamais avoir reçu la commande d’aller filmer les entraînements de la formation néo-zélandaise.
Rappelons que, quelques jours après cette déclaration, on apprenait que ce genre d’espionnage par drone était une pratique systémique au sein des équipes nationales de soccer canadiennes.