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L'âge n'est pas un frein au succès de Katerine Savard

Photo Stevens LeBlanc
Photo portrait de Richard Boutin

Richard Boutin

2024-05-12T13:00:00Z

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Premier entraîneur au niveau compétitif de Katerine Savard, Marc-André Pelletier est persuadé que sa protégée a fait le bon choix en revenant à Québec.

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Après 11 ans à Montréal où elle nageait sous les couleurs du club CAMO, Savard a pris une décision importante en février en rentrant à la maison à seulement quelques mois des Essais olympiques. «Elle n’avait pas l’air heureuse et avait besoin de retrouver ses racines pour être heureuse, a expliqué l’entraîneur-chef du Club de natation de Québec (CNQ). Elle avait besoin de prendre un pas de recul sur le plan mental.»

Pelletier a noté une différence importante depuis le retour de Savard. «Elle a le sourire dans le visage, elle va mieux et elle est heureuse. Quelqu’un de Natation Canada est passé à la piscine il y a quelques semaines et il m’a dit avoir vu sourire plus souvent Katerine en deux heures à Québec qu’en trois jours à Montréal plus tôt cette année.»

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Comme il l’a fait au début de 2018 avec Savard qui avait passé du temps en famille à Québec pendant la période des Fêtes, Savard a eu une bonne discussion avec la nageuse native de Pont-Rouge à son retour au bercail.

Oublier la médaille

«En 2018, je lui avais dit d’oublier la médaille olympique remportée à Rio deux ans plus tôt et de se donner à fond dans l’espoir de se qualifier pour Tokyo ou d’arrêter, a-t-il rappelé. Avec le recul, elle a apprécié mon intervention.»

«Cette fois, je lui ai dit d’arrêter de dire qu’elle est trop vieille à 30 ans, de poursuivre Pelletier. Il n’y a pas de raison qu’elle ne soit pas capable. Elle n’a pas à être gênée vis-à-vis des plus jeunes. C’est normal qu’il y ait un stress de performance, mais il faut éviter que ça devienne une anxiété de performance. C’est pourquoi il faut se concentrer sur la tâche et non le résultat.»

Pelletier est persuadé que Savard possède les attributs physiques nécessaires. «J’aurais aimé qu’elle revienne à Québec avant pour avoir un plus grand impact, mais elle est aussi vite qu’il y a dix ans et elle est plus forte musculairement, a-t-il affirmé. La natation, ce n’est pas un 4 de 7. Il faut que tu performes la bonne journée.»

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