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L’administration Trump clarifie les frais de visa à 100 000$ après les inquiétudes exprimées par l’Inde

AFP

2025-09-20T21:10:20Z

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Les États-Unis ont clarifié samedi les conditions d’imposition de frais de 100 000$ pour des visas de travail très utilisés dans le secteur technologique, après les inquiétudes exprimées par l’Inde et des entreprises potentiellement affectées.

• À lire aussi: L’Inde s’inquiète des frais de visas pour la tech imposés par Trump

Les visas H-1B – dont les trois quarts des candidats approuvés sont des ressortissants indiens – permettent à des travailleurs étrangers aux qualifications précises (scientifiques, ingénieurs et programmateurs informatiques entre autres) de venir travailler aux États-Unis. Ces permis de travail sont d’une période initiale de trois ans, prolongeable à six ans.

Le président américain Donald Trump, en signant vendredi les décrets dans le Bureau ovale, a annoncé cette mesure qui s’accompagne de la création d’une carte de séjour «dorée» à un million de dollars, référence à la célèbre «carte verte» qui permet de vivre et de travailler aux États-Unis.

Le ministère indien des Affaires étrangères, qui a dit samedi redouter les «conséquences humaines» de cette mesure «à cause des perturbations» infligées «aux familles», «espère» qu’elles «pourront être traitées de manière appropriée par les autorités américaines».

La mobilité des talents a contribué au «développement technologique, à l’innovation, à la croissance économique» des deux pays, rappelle-t-il.

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La principale organisation indienne du secteur technologique, la NASSCOM, a dit samedi craindre pour la «continuité» de certains projets, s’inquiétant de la rapidité de la mise en œuvre de cette mesure qui «crée une incertitude considérable pour les entreprises, les professionnels et les étudiants du monde entier».

La banque J.P. Morgan a confirmé à l’AFP avoir envoyé un message à ses employés invitant «les titulaires d’un visa H-1B», «actuellement aux États-Unis», à «rester dans le pays et à éviter tout voyage international jusqu’à ce que le gouvernement publie des directives claires en matière de déplacement».

«Prendre nos emplois»

La Maison-Blanche a clarifié samedi les conditions d’imposition de ces frais de 100 000 dollars.

«Il s’agit de frais à payer une seule fois qui ne s’appliquent qu’à la demande de visa. Ceux qui sont déjà titulaires de visas H-1B et se trouvent actuellement hors du pays ne devront pas payer 100 000 dollars pour rentrer», a précisé dans X la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.

AFP
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«Cela concerne uniquement les nouveaux visas et non pas les renouvellements ni les actuels détenteurs de ces visas», a-t-elle ajouté.

Le ministre du Commerce, Howard Lutnick, a insisté vendredi sur le caractère volontairement dissuasif de la mesure visant à «arrêter de faire venir des gens pour prendre nos emplois».

Si les grandes entreprises de la technologie continuent à recruter des travailleurs étrangers, elles devront «payer 100 000 dollars au gouvernement et, ensuite, payer leur employé, ce n’est pas rentable», a-t-il expliqué.

Donald Trump affiche depuis son premier mandat la volonté de limiter les visas H-1B afin de donner la priorité aux travailleurs américains.

Le nombre de demandes de ce type de visa a nettement progressé ces dernières années, avec un pic d’acceptations en 2022 sous la présidence du démocrate Joe Biden.

Les États-Unis ont approuvé environ 400 000 visas H-1B en 2024, dont les deux tiers étaient des renouvellements.

Les entrepreneurs de la tech – y compris l’ancien allié de Trump, Elon Musk – ont attiré l’attention contre les ciblages des visas H-1B, affirmant que les États-Unis n’avaient pas suffisamment de main-d’œuvre qualifiée sur place pour les besoins du secteur.

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