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Kristel Ngarlem: des souvenirs en or

Photo portrait de Benoît Rioux

Benoît Rioux

2021-08-03T20:08:59Z

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L’haltérophile québécoise Kristel Ngarlem est revenue de Tokyo, lundi soir, sans médaille olympique dans ses bagages. Elle a toutefois ramené avec elle des souvenirs, tout aussi précieux, qui ne sont pas près de s’effacer.

«Je n’allais pas là pour une médaille, mais pour réussir le plus possible d’essais», dit-elle, sans ambages, bien consciente qu’elle ne comptait pas parmi les favorites dans la catégorie des moins de 76 kilogrammes.

Une médaille, c’est plutôt son amie Maude Charron qui en a gagné une. Et en or, de surcroît!

Outre sa propre participation, qui fait d’elle une athlète olympique pour le restant de ses jours, Ngarlem classe rapidement les succès de Charron parmi ses plus beaux moments vécus au Japon.

«Maude, c’est mon amie, ma partenaire d’entraînement. Nous avons le même entraîneur [Jean-Patrick Millette]», précise-t-elle, se rappelant au passage une mémorable visite dans le patelin de la médaillée d’or, au Bas-Saint-Laurent.

Pendant la fameuse conquête du 27 juillet, au Forum international de Tokyo, Ngarlem faisait partie des rares à être sur place pour l’encourager. Un privilège, s’il en est un.

«La fille qui criait dans le fond, c’était moi», note Ngarlem, en riant.

Objectif: Paris 2024

Après l’exploit de son amie, Ngarlem a même défié la sécurité pour aller prendre une photo avec Charron. Ce cliché, comme celui qu’elle a pris avec les anneaux du Village olympique, fait partie de ces souvenirs symboliques de son expérience aux JO.

«J’ai un énorme respect pour Maude, autant pour sa personnalité que pour ce qu’elle est comme athlète», ajoute Ngarlem, parlant d’une femme authentique au coeur énorme.

«Nous n’étions pas venues à Tokyo avec le même objectif, spécifie la Montréalaise de 26 ans, qui a pour sa part terminé en huitième place de sa catégorie. Moi, j’étais là pour voir comment ça fonctionne les Jeux olympiques, pour prendre de l’expérience. Mes objectifs seront différents dans trois ans à Paris. En 2024, le but sera davantage de me rapprocher d’un top 5.»

D’ici là, Ngarlem pourra bâtir sur sa propre expérience, mais également s’inspirer et profiter des conseils d’une amie en or.

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