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Kirby Dach: «On l’a eu sur la gueule»

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2024-11-24T04:32:39Z

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Chassez le naturel et il revient au galop. C’est un peu le constat que les joueurs du Canadien ont fait, samedi soir, après avoir affiché une belle amélioration dans leur tenue défensive lors des derniers matchs.

Six buts accordés, dont cinq en l’espace d’une douzaine de minutes en deuxième... En matière de retour au galop, ça fesse!

«C’est décevant. On peut l’attribuer à notre jeunesse, mais on devrait être rendus à un autre point de notre progression», a lancé David Savard, visiblement mécontent. «On s’est mis à faire des erreurs et à les empiler comme si on les collectionnait.»

MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL
MARTIN ALARIE / JOURNAL DE MONTREAL

«On avait l’impression qu’on s’en allait vers quelque chose. On l’a eu sur la gueule. Ça fait mal», a convenu Kirby Dach, sur le même sujet.

L’Albertain est un peu celui qui a ouvert les valves en plaçant la rondelle directement sur la palette du bâton de Jack Eichel.

«C’est un revirement de merde. Ça leur a permis de prendre les devants. J’aurais pu mieux gérer la rondelle», a-t-il admis.

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Insatisfait du jeu de l’attaquant, Martin St-Louis l’a relégué au quatrième trio au cours du troisième engagement. À ses côtés, Dach avait Lucas Condotta et Juraj Slafkovsky. Un autre qui voudra rapidement oublier la visite des Golden Knights.

«Ça m’en prend plus», a indiqué Martin St-Louis, appelé à commenter la rétrogradation de ces deux joueurs. «Comme entraîneur, tu prends des décisions et j’essaie d’être constant.»

Slafkovsky encore puni

À l’instar de Dach, Juraj Slafkovsky n’a pas joué à l’autruche. Lorsque les portes du vestiaire se sont ouvertes. Il était assis à son casier. Il regardait dans le vide et avait le moral dans les talons.

Ce n’est pas la première fois que St-Louis tente de passer un message au Slovaque. Contre les Blue Jackets, il lui avait fait sauter quelques tours.

«Je dois me grouiller le derrière», a déclaré Slafkovsky. «Il n’y a rien d’autre que je puisse faire en ce moment. Je ne sais même pas quoi dire. Je suis désolé.»

Le jeune joueur s’est attiré les foudres de son entraîneur en commettant une bévue à la ligne bleue adverse. Une passe interceptée par Ivan Basbashev, menant à un «deux contre zéro» vers Samuel Montembeault.

«C’était une mauvaise prise de décision. J’avais un bon contrôle de la rondelle. J’ai juste fait un jeu stupide», a-t-il mentionné.

N’en déplaise à David Savard et aux autres vétérans de l’équipe, il faut croire que la courbe d’apprentissage est loin d’être complétée.

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