Kings de LA à Québec: il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain

Yasmine Abdelfadel
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Il semble que la décision du gouvernement de financer les matchs préparatoires des Kings de Los Angeles à Québec suscite des préoccupations et des critiques, principalement en raison du contexte économique difficile et des priorités sociales en jeu.
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L’investissement de 5 M$ à 7 M$ pour accueillir ces matchs est perçu comme étant déconnecté des réalités financières auxquelles font face de nombreuses familles.
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Émotifs
D’un point de vue émotionnel, il est compréhensible que les gens réagissent négativement à cette décision, surtout en considérant les défis économiques et sociaux auxquels la population est confrontée. Cependant, il serait important d’analyser objectivement la situation en mettant de côté l’indignation populaire.
Il faut le dire, sur l’échelle du budget gouvernemental, la somme allouée pour ces matchs préparatoires est relativement modeste, voire marginale, bien que le montant puisse être impressionnant sur l’échelle individuelle. D’autant plus qu’il s’agit d’une dépense ponctuelle, on ne peut donc la mettre en équation avec les négociations en cours avec les syndicats, car elle n’a ni la même ampleur, ni la même récurrence, ni la même nature.
D’ailleurs, comment se fait-il que nous nous offusquions que l’on puisse dépenser 5 M$ à 7 M$ pour attirer des équipes de hockey ici alors que nous avons investi des centaines de millions de dollars pour des études de tramway et de troisième lien qui n’ont jamais vu le jour contrairement à ce qui avait été promis.

Revenons au hockey
Un argument avancé par le gouvernement est la volonté de démontrer à la LNH que Québec possède non seulement les infrastructures nécessaires, mais aussi une base de fans solide, en vue d’éventuelles négociations pour ramener une équipe de hockey à Québec. Il faut reconnaître que cet argument peut sembler discutable, voire douteux, surtout lorsque cette dépense ne s’inscrit pas dans une stratégie plus globale pour retrouver les Nordiques. Les Québécois auraient probablement mieux compris que le gouvernement puisse prévoir une enveloppe de 8 à 10 millions de dollars sur deux ans pour convaincre la LNH que la dépense de 5 à 7 millions pour tenir des événements sportifs marginaux.
Force est d’admettre que le gouvernement a mal choisi le moment, la manière et les arguments pour présenter et défendre cette dépense. Dans le contexte actuel, marqué par des défis sociaux et économiques importants, la perception de l’opinion publique est cruciale. En faire fi est un symptôme de quelque chose de plus important.