Kidney est en train de débloquer
Quatre points à ses cinq derniers matchs


Dave Lévesque
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Après un début de saison difficile avec le Rocket de Laval, Riley Kidney est en train de sortir de son cocon.
Le centre de 20 ans a attendu jusqu'au neuvième match de la saison avant de récolter un premier point, une passe contre les Marlies de Toronto.
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Il a ensuite été blanchi pour quatre rencontres avant de débloquer. Depuis, il a récolté trois buts et une passe à ses cinq dernières rencontres. Il est loin des 18 points en 18 matchs de Joshua Roy, mais ce déblocage est prometteur.
Pourquoi? Parce que sa destination semblait incertaine avant le début de la saison du Rocket. Certains estimaient qu’il avait besoin d’un séjour chez les Lions de Trois-Rivières, dans l’ECHL, avant de faire la transition dans la Ligue américaine.
«Le week-end dernier, je crois que j’ai joué mon meilleur hockey de la saison, et de loin, a-t-il insisté après l’entraînement de l’équipe lundi. J’ai affiché plus de confiance avec la rondelle, en plus d’être plus intense dans tous les aspects du jeu. J’ai eu l’occasion de jouer sur le second trio, ça aide aussi.»
Pas satisfait
Candide, le Néo-Écossais reconnaît que son début de saison n’a pas été à la hauteur de ses attentes.
«Je crois que mes dix premiers matchs n’ont pas du tout été mes meilleurs, je n’étais pas satisfait.»
Tous les vétérans le disent, la marche est haute entre les rangs juniors et la Ligue américaine, et Kidney l’a appris à la dure.
«J’étais beaucoup dans ma tête en début de saison, ç’a été difficile pour la confiance. Une fois que j’ai obtenu mon premier point, ça m’a aidé.
«Je sais depuis le début que je peux jouer dans cette ligue, mais c’est bien que les résultats commencent à être visibles.»
Productif
Kidney est prolifique à l’attaque, comme en témoignent ses deux dernières saisons dans la LHJMQ lors desquelles il a amassé 100 et 110 points. Il a donc frappé un mur à Laval.
Avec ses 5 pi, 11 po et 183 lb, le choix de deuxième ronde du Canadien en 2021 s’est buté au jeu physique des professionnels qui prend une dimension différente avec des hommes, après avoir affronté des adolescents.
«Je ne suis pas le plus gros et le jeu physique a été un gros ajustement pour moi dans les dix premiers matchs.
«Je comprends mieux comment aller chercher la rondelle, il y a différentes façons de s’y prendre contre de plus gros joueurs.»
Changement d’approche
De son propre aveu, Kidney ne s’y prenait pas de la bonne façon lors de ses premiers matchs.
«Je patinais, je travaillais, mais je ne gagnais pas la plupart de mes batailles.
«J’ai compris que je n’ai pas toujours besoin d’arriver à pleine vitesse, je peux être plus intelligent et trouver un meilleur angle d’attaque. Ce sont des petits détails comme ça sur lesquels je dois travailler.»
Il sait cependant que la clé du succès pour lui est de ne pas rester en périphérie et de se mettre le nez dans la circulation.
«Chaque match, je dois être en mouvement et impliqué. Je dois être plus physique, gagner mes batailles, pousser un peu plus autour de moi et bloquer des tirs.»