Même avec un bon de début de saison, Kent Hughes a encore «beaucoup de travail à faire»

Jonathan Bernier
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TORONTO | Kent Hughes n’a jamais été du genre à laisser ses émotions dicter ses décisions. Chaque transaction, chaque négociation et chaque signature de contrat sont réalisées à la suite d’un processus et d’un plan bien établis.
Il n’en demeure pas moins que le début de saison que connaît le Canadien permet à son directeur général d’être encore plus en contrôle du volant lorsqu’il discute avec ses 31 homologues de la LNH.
«Oui, ça nous achète certainement du temps, a indiqué Hughes, à sa sortie d’une rencontre réunissant tous les directeurs généraux, dans un hôtel de Toronto. Plus on a du temps, plus on aura d’informations sur notre équipe.»
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Pas de danger, donc, d’être soufflé par un vent de panique et de voir les dirigeants des autres équipes lui tourner autour comme des vautours près d’un animal blessé.
Ce qui lui permet d’accumuler ce précieux temps, c’est l’excellent début de saison d’Oliver Kapanen, qui semble se plaire au centre d’Alex Newhook et Ivan Demidov.
Le Finlandais domine la colonne des buteurs chez les recrues de la LNH (et il occupe le quatrième rang des pointeurs), en plus d’effectuer un boulot plus qu’honnête en infériorité numérique.
La résurrection qu’on n’attendait plus
Il y a également le regain de vie de Kirby Dach. Une résurrection qu’on n’attendait plus ou sur laquelle, à tout le moins, on ne fondait plus de grands espoirs.

Le voici donc avec quatre buts et une passe à ses cinq derniers matchs. Assurément sa meilleure séquence depuis sa première saison avec le Canadien. D’ailleurs, au-delà des points, Dach s’investit beaucoup plus sur la patinoire, que ce soit en échec avant, en repli défensif ou quand vient le temps de récupérer les rondelles.
Selon le directeur général du Canadien, quelques raisons précises expliquent pourquoi on a possiblement, sous les yeux, la meilleure version de l’Albertain.
«Kirby a admis que, l’an passé, il ne s’était pas présenté dans une forme physique optimale. En plus, il était beaucoup axé sur son désir de se replacer offensivement, a expliqué Hughes. Cette année, il s’applique plus sur les détails. Les résultats suivent et ça lui amène de la confiance.»
Et pour l’équipe, ça fait en sorte qu’on n’a plus à se fier sur un seul trio pour marquer des buts. Évidemment, celui composé de Cole Caufield, Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky tient le haut du pavé, mais ils ont maintenant de l’aide.
«Encore beaucoup de travail»
Pour l’instant, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Avant la visite des Kings, le Tricolore trônait au sommet de la division Atlantique et pointait au second rang de l’Association de l’Est.
«Je ne pourrais pas dire qu’on s’attendait à ça durant l’été, mais on est contents de la façon dont l’équipe joue. On joue de façon beaucoup plus mature que ce qu’on a vu par le passé», a déclaré Hughes.
Néanmoins, il soutient qu’il n’est pas encore l’heure de se péter les bretelles.
«Il y a encore beaucoup de travail à faire. On a seulement joué 15 matchs, a-t-il tenu à rappeler. Il sera important de démontrer plus de constance et de gérer les périodes creuses d’une meilleure façon que par les années passées.»
Sans compter les impondérables qui peuvent se manifester à tout moment. Aucune équipe, par exemple, n’est à l’abri d’une blessure soudaine à l’un de ses piliers.
On l’a vu avec Kaiden Guhle, il y a quelques semaines. Par chance, la profondeur du Canadien, même à la ligne bleue, a fait en sorte que ça n’a pas trop paru.
Voyez le point de presse complet dans la vidéo ci-dessus.