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Kent Hughes n’a pas peur de faire des erreurs: «On n’a pas toujours pris la meilleure décision»

Photo d’archives BEN PELOSSE
Photo portrait de Jonathan Bernier

Jonathan Bernier

2025-10-27T11:00:00Z

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EDMONTON | Lorsqu’on fait le bilan des transactions et des mises sous contrat effectuées par Kent Hughes et Jeff Gorton depuis leur arrivée en poste, on a l’impression que tout ce qu’ils ont entrepris a fonctionné.

Lorsqu’on lui passe la remarque, le directeur général du Canadien sourit, hésitant.

«Tu sais, à date, on n’a pas toujours pris la meilleure décision. Mais il ne faut pas avoir peur de faire des erreurs, a-t-il répliqué. Par contre, il ne faut pas commettre l’erreur d’isoler les transactions lorsqu’on les analyse», a-t-il ajouté.

«Quand tu fais une transaction, les gens l’évaluent immédiatement. Puis, ils vont l’évaluer un an plus tard, deux ans plus tard, puis cinq ans plus tard. Chaque fois, les conclusions vont peut-être être différentes.»

En écoutant l’explication de Hughes, le représentant du Journal n’a pu s’empêcher de faire un parallèle avec la transaction d’Artturi Lehkonen. En mars 2022, Hughes avait échangé l’attaquant finlandais contre Justin Barron et un choix de deuxième tour.

Photo MARTIN CHEVALIER
Photo MARTIN CHEVALIER

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Payer au moment opportun

En juin de la même année, Lehkonen aidait l’Avalanche à remporter la coupe Stanley. Toutefois, environ trois ans plus tard, Hughes s’est servi de Barron pour aller chercher Alexandre Carrier chez les Predators. Quant au choix de deuxième tour, il a servi de monnaie d’échange pour obtenir le choix qui a permis de sélectionner Michael Hage.

«C’est ça. Il y aura des transactions qu’on aura, en apparence, perdues ou gagnées, a-t-il convenu. Mais, la seule chose qui compte, c’est où on est rendu comme équipe, où on s’en va et ce qu’on doit faire pour se rendre là.»

«C’est pour ça que je dis souvent qu’au moment opportun, on va surpayer [donner trop de joueurs, d’espoirs ou de choix au repêchage] pour obtenir un joueur. À ce moment-là, on aura l’air d’avoir perdu la transaction. Mais peut-être que nous, on va la voir d’une manière complètement différente.»

Quand il est question du Canadien, on sait que c’est en tentant de mettre la main sur un joueur de centre capable d’évoluer sur le deuxième trio que Hughes risque de se montrer trop généreux envers un homologue, qu’il sera prêt à sacrifier un peu trop.

C’est bien connu. Même pas besoin de lui poser la question.

«Je vois souvent les gens dire qu’on n’a pas réussi à aller chercher un deuxième joueur de centre. Je ne le vois pas de cette manière, a soutenu le Montréalais. On sait qu’on veut améliorer notre deuxième trio, mais on n’a pas dit qu’on voulait absolument le faire à l’été 2025.»

Si on comprend bien, tout est donc une question d’interprétation et de vision. On aura beau critiquer, analyser, juger, ce n’est qu’à la fin du séjour de Hughes au poste de directeur général du Canadien que le véritable bilan pourra être dressé.

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