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Kent Hughes est heureux de la progression de son équipe: «Je suis fier d’où nous sommes rendus»

Il n’était même pas sûr de vouloir devenir directeur général

Photo Agence QMI, JOEL LEMAY
Photo portrait de Dave Lévesque

Dave Lévesque

2026-05-20T22:26:03Z

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RALEIGH | Quitter un emploi qu’on occupe depuis une vingtaine d’années et qui nous passionne est un saut dans le vide important et Kent Hughes n’était pas sûr de vouloir le faire.

En point de presse avant le premier match de la finale de l’Association de l’Est, mercredi, le directeur général du Canadien a avoué qu’il n’avait pas accepté immédiatement lorsque Jeff Gorton l’a contacté pour lui offrir le poste, en janvier 2022. Il était très heureux en tant qu’agent de joueurs.

« J’essaie de reculer de quatre ans. Au départ, je n’étais pas sûr si je voulais accepter ce poste. Je pense que Gortz m’a dit que j’avais passé 20 ans à dire aux directeurs généraux comment gérer une équipe, alors pourquoi ne pas mettre ma tête sur le billot en construisant une équipe sur laquelle je pouvais laisser mon empreinte », a-t-il relaté avec le sourire.

« Ce sont les quatre plus belles années et demie de ma carrière, j’adore le hockey. Je suis fier d’où nous sommes rendus. »

Progression

Il y a moins de deux ans, l’objectif de l’équipe était seulement de se battre pour une place en séries éliminatoires. La voilà maintenant dans le carré d’as. On peut parler d’une forte progression, et ce, en peu de temps.

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« On m’a demandé plusieurs fois si on était en avance sur le plan de 2022, mais par respect pour les joueurs et les entraîneurs, même si on aime regarder vers l’avant, on veut vivre dans le moment présent. »

Une chose est claire pour Hughes, l’aspect humain est un facteur important dans les succès que cette équipe connaît et connaîtra au cours des années à venir.

• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission d’Isabelle Maréchal, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :

« C’est sûr que c’est du sport professionnel, mais il y a un groupe de personnes qui travaillent fort. Au départ, on ne gagnait pas beaucoup de matchs. Quand on perdait, personne ne parlait après les matchs. Dans l’avion, il n’y avait pas de bruit. »

« Je suis vraiment content pour tout le monde qu’on se retrouve de l’autre côté afin de vivre ça. »

Pas de mouvement

À la date limite des transactions, Hughes a tenté de poser un geste pour améliorer l’équipe, mais ça n’a pas fonctionné. Il a cependant toujours dit qu’il ne voulait pas effectuer un changement juste pour en faire un, et que s’il bougeait, ça devait être dans le but de faire progresser l’équipe à long terme. Il a maintenu sa position mercredi.

« On a approché la date limite en sachant qu’on avait une bonne équipe et que nous avions une belle profondeur. [...] Si on avait fait des changements, est-ce qu’on serait rendus ici ? Je ne peux pas dire que oui. Côté culture, de faire des changements et d’enlever à des joueurs la chance de vivre ces moments, ça peut avoir un effet dans ton vestiaire. »

Avec le recul, Hughes pense qu’il a peut-être pris la bonne décision de ne pas toucher à son noyau de joueurs.

« C’est ma responsabilité si on n’a rien fait, mais je ne suis pas prêt à dire que j’aurais fait les choses différemment. »

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