Kent Hughes a déjà été averti par la LNH

TVA Sports
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Talonné au sujet du gardien Yaroslav Askarov, pour lequel les Canadiens de Montréal auraient eu un intérêt avant que les Predators de Nashville ne l’échangent aux Sharks de San Jose, Kent Hughes a justifié son mutisme en racontant qu’il a déjà reçu un avertissement de la Ligue nationale de hockey (LNH), et qu’il en craignait un autre.
C’est Tony Marinaro qui a tenté de lui tirer les vers du nez en entrevue mardi sur les ondes de la radio BPM Sports. Hughes a poliment refusé de confirmer son intérêt à l'endroit du cerbère russe, mais il s'est fait un point d'honneur d'expliquer pourquoi il n'est pas en mesure de s'étendre sur le sujet. La politique de maraudage de la LNH est en cause.
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Le DG des Canadiens a confié qu’il s’était mis dans le trouble à l'approche de la date limite des transactions de 2022. Un journaliste lui avait posé une question au sujet de Ben Chiarot.
«J’ai dit qu’il y avait plusieurs facteurs qui entraient en ligne de compte [en ce qui a trait au bon timing pour échanger un joueur]. J’avais mentionné que John Klingberg aussi à Dallas [était potentiellement sur le marché].
«On m’avait servi un avertissement: “On ne parle pas des joueurs des autres équipes.”»
Hutson, pas un spécialiste
Hughes a été plus loquace au sujet des plans pour développer le jeune défenseur Lane Hutson.
Certains experts, dont Pierre McGuire, estiment que le CH doit le protéger et l’utiliser comme un spécialiste du jeu offensif. Hughes n’adhère pas à cette philosophie.
Le but ultime est de faire de Hutson un défenseur polyvalent.
«Je ne veux pas nécessairement cacher Lane Hutson, a prévenu Hughes. On veut faire de lui le meilleur défenseur qu’il peut devenir. On ne le gardera pas dans la Ligue nationale juste pour faire de lui un spécialiste sur l’avantage numérique.»
Trop petit, le CH?
Le CH est-il assez imposant pour espérer gagner une fois arrivé en séries? Hughes a accepté de se mouiller.
«On ne peut pas gagner avec 12 joueurs de la grandeur de Cole Caufield, non, mais je ne suis pas inquiet, car on a derrière le banc l’un des meilleurs petits joueurs de l’histoire [Martin St-Louis] et je le prendrais n’importe quand à son apogée dans notre équipe», a nuancé l'ancien agent de joueurs.
Hughes n’a d’ailleurs pas tout à fait terminé d’assembler son équipe, a-t-il précisé.
«On est en train de construire l'équipe et ça ne se fait pas en un mois ou en un an. Au début, notre approche était davantage d’accumuler des éléments [avec une valeur marchande]. Aussi, ce qui est important, ce n'est pas seulement la grandeur, mais si tu joues avec du poids. Un petit joueur comme Logan Stankoven à Dallas, je pense qu’il gagne plus de 50% des batailles dans les coins.»
Laine, un cadeau
En faisant l’acquisition de Patrik Laine et de son contrat de 8,7 millions $ supérieur à celui de Nick Suzuki, Hughes a un peu malgré lui fait éclater son échelle salariale.
Mais il y a un contexte derrière cette acquisition.
«Ce n’est pas nous qui avons donné ce contrat à Patrik Laine», a-t-il pris soin de rappeler.
Aucun haut salarié du CH ne se formalisera du fait que Laine est mieux rémunéré, puisque Laine est en fait un cadeau de la direction aux joueurs.
«C’est le joueur qu’on est allés chercher pour récompenser notre équipe, a expliqué Hughes. Ce n’est pas facile de donner ton maximum quand tu es pratiquement sorti des séries. C’est quelque chose que notre équipe a fait toute l’année, la plupart du temps, du moins.»
Le dossier des adjoints en suspens
Lorsque Alex Burrows a abandonné ses fonctions d’entraîneur adjoint pour devenir consultant dans le département du développement des joueurs, le CH n’avait pas confirmé qu’un remplaçant serait nommé.
Et au moment d’écrire ces lignes, une décision n’a toujours pas été prise.
«Pas pour le moment», a dit le DG.
C’est Burrows qui avait le mandat de superviser l’avantage numérique chez le CH, un mandat dont St-Louis pourrait hériter, présume-t-on.
«Cela fait partie des choses dont on doit encore discuter, a indiqué Hughes, entretenant encore le mystère. La décision ultime reviendra à Martin et à son personnel d’entraîneurs.»