Kenneth Walker, joueur par excellence du Super Bowl: «Je n’aurais jamais imaginé ça»


Stéphane Cadorette
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Le porteur de ballon des Seahawks de Seattle Kenneth Walker III est devenu le premier porteur de ballon en près de 30 ans à mettre le grappin sur le titre de joueur le plus utile du Super Bowl.
Walker a amassé 135 verges par la voie terrestre sur 27 courses. Il a également attrapé deux passes pour 26 verges.
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Le numéro 9 des Seahawks est le premier porteur de ballon à recevoir un tel honneur depuis Terrell Davis des Broncos de Denver en 1998. Pour démontrer à quel point l’exploit est rare, il est devenu le huitième porteur de ballon seulement en 60 ans à enlever le plus prestigieux honneur individuel au Super Bowl. À titre comparatif, le titre de joueur le plus utile est revenu pas moins de 34 fois à un quart-arrière.
Walker ne s’attendait certainement pas à un tel scénario, d’autant plus que pendant son football scolaire au secondaire, il avait été aux prises avec un problème majeur de caillots sanguins qui menaçait non seulement de mettre un terme à sa carrière sur le terrain, mais qui mettait aussi sa vie en danger.
«Je n’aurais jamais imaginé ça. Si j’avais dit ça à l’enfant que j’étais, il n’aurait pas cru que je gagnerais le titre de joueur le plus utile, donc c’est un moment surréaliste. Ça ne serait jamais arrivé sans mes coéquipiers», a-t-il affirmé en louangeant son équipe.
«Le médecin m’avait dit que je ne pourrais plus jouer. Je croyais que le football était fini. C’était un moment où j’étais sous le choc parce que le football, c’est tout ce que je faisais de ma vie», a-t-il raconté après coup.
Walker, qui est aussi devenu le troisième joueur de l’histoire du Super Bowl avec plusieurs courses de 25 verges et plus, aura d’ailleurs droit à l’autonomie complète pendant la saison morte.
Darnold modeste
Quant au quart-arrière Sam Darnold, il n’a pas joué un rôle instrumental dans la victoire en réussissant seulement 50% de ses 38 passes, pour 202 verges et un touché. N’empêche qu’il a remporté le Super Bowl après avoir été rejeté par quatre équipes avant les Seahawks.
«C’est spécial. J’ai partagé un beau moment avec mes parents et ma fiancée après le match. Ça m’a rendu émotif un peu. Mon père et moi, on ne pleure jamais vraiment, mais j’ai dit à mon père et à ma mère que j’étais rendu là parce qu’ils ont cru en moi. Des gens m’ont traité de fou durant ma carrière parce que je continuais d’y croire. Tout ça est grâce à mes parents», a raconté le grand rescapé des Jets, des Panthers, des 49ers et des Vikings.