Katy Perry contre Katie Perry: la chanteuse américaine perd en justice contre une designer australienne

AFP, Agence QMI
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Revers pour la pop-star américaine Katy Perry : une designer australienne a obtenu mercredi le droit de vendre ses créations sous son nom de marque « Katie Perry », au terme d’années de procédure judiciaire.
L’Australienne, qui a donné son véritable nom à son entreprise, avait accusé la chanteuse de contrefaçon de marque et affirmé que celle-ci avait voulu s’opposer au dépôt de la marque avant même de devenir une célébrité mondiale.
Mais l’interprète de I Kissed a Girl, California gurls ou Firework a argué que sa musique connaissait déjà le succès en Australie lorsque la designer commençait à vendre ses vêtements autour de 2008. La marque « Katie Perry » aurait été officiellement déposée en juillet 2009 auprès de l’Office australien des marques, selon The Guardian.
De son côté, la marque de la chanteuse, « Katy Perry », n’aurait été déposée qu’en 2011 et ne s’étendait pas aux vêtements, selon le média britannique.
Ce n’est que huit ans plus tard que l’Australienne aurait poursuivi la chanteuse en l’accusant de contrefaçon de marque, pour la vente de vêtements portant la marque « Katy Perry » en Australie.
La chanteuse aurait alors répondu en déposant une demande d’annulation de la marque de son homonyme, sous prétexte qu’elle était susceptible d’induire en erreur et de créer la confusion, selon The Guardian.
Initialement, le juge de première instance avait tranché en faveur de la designer en 2023, estimant que la chanteuse avait bel et bien commis de la contrefaçon de marque lors de sa tournée Prismatic de 2014, selon le média britannique.
Puis, en 2024, un tribunal australien avait donné raison à la chanteuse - de son vrai nom, Katheryn Hudson - et s’était prononcé contre le maintien de la marque déposée.
La Haute Cour australienne a finalement infirmé la décision et établi que tout risque de « confusion » était improbable avec la chanteuse, qui a conclu en décembre sa dernière tournée mondiale.
Un représentant de l’interprète a soutenu auprès de l’AFP que Katy Perry n’avait « jamais cherché à faire fermer » l’entreprise de la designer australienne.
Dans une déclaration publiée sur le site web de Katie Perry, la designer aurait, de son côté, affirmé que cette décision prouvait que « même les petites entreprises australiennes » pouvaient défendre leurs droits, a rapporté The Guardian mercredi.
« Cette affaire n’a jamais été qu’une simple question de nom, a-t-elle poursuivi. Il s’agissait de protéger les petites entreprises australiennes, de les encourager à défendre leurs convictions et de montrer que nous comptons tous. »