Kapanen a joué quand ça comptait: il a seulement joué le match de la médaille de bronze
Il est resté sur le banc lors des cinq autres rencontres de la Finlande

Dave Lévesque
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Oliver Kapanen aura attendu le dernier match des Jeux olympiques pour toucher à la glace, mais il a joué quand ça comptait
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L’attaquant de 22 ans du Canadien a ainsi pu briller dans le match lors duquel la Finlande a battu la Slovaquie de son partenaire de trio Juraj Slafkovsky pour remporter la médaille de bronze à Milan.
« C’est très significatif et c’est gros pour notre pays malgré la défaite difficile contre le Canada. Nous avons su nous relever rapidement dès le lendemain. C’est aussi important pour ma famille. »
Kapanen a disputé 16 min 23 s de cette rencontre après être resté sur le banc comme 13e attaquant lors des cinq matchs précédents. Il faisait ce qu’on appelle le bâton d’épicerie, le joueur qui sépare les défenseurs des attaquants sur le banc sans jouer.
Surprise
On peut dire que ç’a été une surprise pour Kapanen quand il a su qu’il prendrait la place de Mikko Rantanen sur le premier trio, samedi dernier.
« J’ai été un peu surpris, j’ai appris le jour même que je jouais, mais ça ne m’a pas dérangé. J’ai joué mon match et je trouve que j’ai très bien joué. »
Martin St-Louis est du même avis et estime que son joueur recrue a sans doute fait regretter aux Finlandais de ne pas lui avoir accordé plus de temps de glace.
« On l’a beaucoup vu et ils se sont probablement dit qu’ils auraient dû l’utiliser plus, a souligné St-Louis, qui croit que Kapanen a fait des réserves d’expérience. Il était là et il a pu observer. Ça dépend de ton attitude si tu progresses, il faut voir le verre à moitié plein même s’il était sur le banc, il a pu regarder ces joueurs et voir comment ils se comportent. »
Kapanen admet qu’il aurait aimé voir plus d’action, mais il estime aussi avoir progressé pendant son aventure olympique.
« Sur le plan de l’expérience, j’ai pu voir le meilleur hockey. Le fait de m’entraîner avec ces gars-là donne un bon élan [...] Je me sens assez frais mentalement et physiquement. La saison tire à sa fin, alors il faut être prêt dès maintenant. »
Fier
En diagonale de Kapanen dans le vestiaire du Canadien, mardi midi, Cole Caufield était lui aussi encerclé par les journalistes. On a fait grand cas de son exclusion de l’équipe américaine par le directeur général Bill Guerin, mais le joueur originaire du Wisconsin est passé à autre chose.
« Honnêtement, j’aurais voulu être là, mais je voulais seulement le meilleur pour eux, j’ai encouragé mon pays et j’étais fier parce que je connais la plupart de ces gars. »
Avec 32 buts cette saison, Caufield est le meilleur buteur américain en compagnie de Jason Robertson et Matt Boldy. Seul ce dernier était à Milan. Hasard au pas, il évolue pour le Wild, l’équipe dont Guerin est DG dans la LNH. Caufield n’y accorde pas trop d’intérêt et n’a pas boudé son plaisir.
« C’était probablement un des matchs les plus excitants de l’histoire et il s’est décidé sur le fil. C’est une grosse victoire pour les États-Unis. »
Il a aussi savouré le but victorieux inscrit en prolongation par Jack Hughes.
« Tout le monde se souvient du but de Crosby [en 2010] et c’est ce genre de but. C’est un de mes meilleurs amis, je ne pense pas qu’il a dormi depuis. »
A-t-il eu une petite pensée pour son ami Nick Suzuki, qui était dans le camp adverse ? « Les deux équipes ont travaillé fort et méritaient cette médaille, on se sent mal pour [Nick], mais je suis Américain, alors je suis content. »
Nick Suzuki et Juraj Slafkovsky sont de retour à Montréal, mais ont obtenu une journée de congé mardi. Martin St-Louis a indiqué qu’il s’attendait à les voir sur la patinoire mercredi.