«Le moment le plus effrayant de ma vie»: Kaiden Guhle raconte sa blessure


Jonathan Bernier
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RALEIGH | La trachée de Trent McCleary, les tendons sectionnés de Donald Audette, l’incident Max Pacioretty. Le Centre Bell a été la scène de quelques blessures graves depuis l’ouverture de ses portes. Celle de Kaiden Guhle, subie le 28 janvier, a bien failli s’ajouter à cette liste.
« C’est assurément le moment le plus effrayant de ma vie, a admis le défenseur, qui effectuait un retour au jeu, vendredi en Caroline, après une absence de deux mois. Quand ça arrive, que tu vois la blessure, mais que tu ne sais pas trop ce qui se passe, c’est épeurant. »
Rappelons les circonstances. Au cours de la troisième période de ce match contre les Jets, le défenseur a fait une mauvaise chute en appliquant de la pression profondément dans le territoire ennemi. Ce qui semblait une entorse à un genou, pour tous ceux qui regardaient la rencontre, s’est avéré beaucoup plus grave. Dans sa chute, la lame du patin gauche de Guhle a lacéré son quadriceps droit.

« J’ai senti que mon patin avait touché ma jambe, a-t-il raconté aux quelques journalistes qui l’entouraient dans le vestiaire. D’ailleurs, sur les vidéos, on me voit regarder ma jambe. Je ne peux pas dire exactement à quel moment je l’ai vu, mais je le savais. »
De longues minutes d’angoisse
Ce qu’il savait, c’est que l’heure était peut-être grave. Même les ambulanciers qui l’ont transporté à l’hôpital ont passé par toute la gamme des émotions.
« Quand ils m’ont embarqué dans l’ambulance, tout ce dont ils parlaient, c’était de tenter de stopper l’hémorragie. Ils ne savaient pas si quelque chose avait été touché. »
Ce quelque chose qui aurait pu être touché, c’est une artère. Si tel avait été le cas, la vie de l’Albertain aurait certainement été en danger.
« Rendu à l’hôpital, une fois qu’ils sont parvenus à arrêter le saignement, ils étaient pas mal certains que je serais correct. »
Ce fut, évidemment, de longues minutes d’angoisse.
« Sur le moment, tu ne le sais pas, c’est épeurant. J’espère que je ne revivrai jamais cette situation. Et je ne souhaite à personne de la vivre. »
D’ailleurs, il assure que le soutien de ses coéquipiers a été bénéfique durant ces quelques heures d’angoisse.
« J’ai reçu un paquet de messages textes, j’ai eu des conversations via FaceTime avec les gars, le lendemain matin à l’hôpital. Ils étaient là, peu importe ce dont j’avais besoin. »
Plus tôt que prévu
Une fois la frousse passée, Guhle s’est tout de même demandé s’il allait pouvoir revenir au jeu cette saison. L’athlète de 23 ans raconte que les avis qu’il recevait étaient partagés. Certains parlaient d’une absence de trois à quatre mois, alors que d’autres estimaient son absence de huit à dix semaines.
C’est finalement les défenseurs de cette hypothèse qui ont eu raison.
« Je suis revenu au jeu assurément plus tôt que prévu. Les médecins et leur équipe ont fait tout un travail pour me remettre sur pied et m’aider à retrouver la force dans ma jambe. »
Dans les circonstances, on peut donc affirmer que Guhle a eu plus de peur que de mal, même s’il a dû rater 21 matchs. Et il s’est assuré de faire le nécessaire pour ne pas revivre une telle frousse.
Il porte désormais une combinaison complète contre les coupures. La même qui a permis à Josh Anderson d’éviter que l’un de ses tendons d’Achilles ne soit sectionné, la semaine dernière, contre les Sénateurs.
« Il me reste juste à adopter le protège-cou. Je songe à le faire bientôt. »
Ce serait une décision remplie de sagesse.