Le CH dominé à Detroit: «Même pas proche des standards» - Kaiden Guhle

Jonathan Bernier
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DETROIT | Il y a longtemps que le Canadien n’avait pas subi une pression aussi intense de la part d’un adversaire. Du moins, sans être capable de la contenir.
Certains souligneront le revirement de situation soudain contre les Maple Leafs, samedi dernier. Ce n’est pas faux, mais ce soir-là, le Tricolore avait quand même été en mesure d’attaquer le filet adverse avec vigueur.
Hier, la troupe de Martin St-Louis a accordé 45 tirs. Dix-sept dans la seule première période.
« Nos 30 premières minutes n’ont pas été bonnes. On n’était même pas proche des standards qu’on a établis récemment, a martelé Kaiden Guhle, auteur de l’un des deux buts du Canadien.

On n’avait pas besoin de regarder bien loin pour avoir un exemple de ces fameux standards.
« La façon dont les Red Wings ont joué, c’est la façon dont nous jouons habituellement. Toujours un gars dans le visage. Pas de temps ni d’espace. Et la rondelle qui sort aussitôt qu’elle entre dans le territoire », a-t-il indiqué.
Exécution déficiente
Le défenseur albertain a ajouté que ses coéquipiers et lui ont donné la rondelle beaucoup trop souvent à leurs rivaux à leur propre ligne bleue. Au total, les joueurs du Tricolore ont été coupables de 14 revirements, « des choses qu’on ne faisait plus ».
Par conséquent, Samuel Montembeault a parfois dû se démener à l’image d’un Denis Lemieux tellement les tirs venaient de tous les angles. Et d’une courte distance.
« Les Red Wings amenaient beaucoup de rondelles au filet, a affirmé le gardien du Canadien. Ils ont été efficaces sur l’échec-avant et souvent, quand on essayait de sortir de notre zone, ils reprenaient la rondelle pour attaquer de nouveau. »
Si le Canadien s’est empêtré dans son territoire, ce n’est pas qu’en raison de la qualité du travail des locaux. Bien qu’il faille leur donner du crédit pour l’ardeur avec laquelle ils ont amorcé le match.
« On manquait d’exécution. On n’était pas à point », a analysé Martin St-Louis.
Des propos également tenus par Mike Matheson quelques minutes auparavant.
« On ne faisait pas assez un bon travail pour sortir de notre zone. Même quand on réussissait à le faire, on ne réussissait pas à avoir d’attaques soutenues. On ressortait tout de suite. »
Attendus de pied ferme
Il ne faut pas se surprendre que les Red Wings soient sortis en force. Ils avaient assurément frais en mémoire le balayage de deux matchs subi aux mains des Montréalais, il y a un mois.
Sans compter que, en raison de ses récents succès, le Canadien est attendu de pied ferme partout où il va.
« Les équipes arrivent prêtes pour nous affronter. Nous traversons une bonne séquence, ce n’est pas un secret, a fait valoir Guhle. Il faut se préparer à ce qu’on ne nous prenne plus à la légère, comme c’était le cas il n’y a pas si longtemps. »
Ça risque d’être la même chose samedi, lors de la visite des Devils. D’autant plus que, en raison de la blessure subie par Jacob Markstrom mercredi, Jake Allen risque de se retrouver devant le filet.
Il voudra assurément avoir le dessus sur ses anciens coéquipiers.