Kaiden Guhle: «À partir de maintenant, nous savons ce que nous avons à faire»
Le travail commence pour le Canadien


Dave Lévesque
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Le Canadien a eu quatre occasions depuis une semaine d’assurer sa place dans les séries. Il aura fallu attendre la quatrième et c’était peut-être nécessaire.
Le Canadien s’est en effet donné des sueurs froides en perdant 5 à 2 à Ottawa, puis en prolongation à Toronto et contre Chicago, à la maison, lundi soir.
Selon Martin St-Louis, ça fait partie du processus qui permet à une équipe d’apprendre à gagner et à évoluer vers une plus grande maturité.
«Il y a un effort physique qui vient avec le résultat, le côté mental a été beaucoup testé et tu ne peux pas pratiquer ça, il faut le vivre, a-t-il insisté avec soulagement mercredi soir. Ça va nous aider pas juste dans les séries, mais en général.»
Place méritée
Héros du match de mercredi avec deux buts, dont celui de la victoire, Kaiden Guhle montre toujours très peu d’émotions. Ça n’a pas été différent après la confirmation de la qualification de l’équipe pour le tournoi printanier.
On le sentait heureux, mais surtout résolu dans son désir d’aller de l’avant et de continuer de prouver que cette équipe n’a pas volé sa place.
• Regardez aussi ce podcast vidéo tiré de l'émission d’Isabelle Maréchal, diffusée sur les plateformes QUB et simultanément sur le 99.5 FM Montréal :
«Nous méritons d’être là, a-t-il insisté. Quand nous oublions le bruit extérieur et les scénarios pour faire les séries, on va juste jouer au hockey. Lors des derniers matchs, notre vision était embrouillée en raison du stress et de tout ça.
«À partir de maintenant, nous savons ce que nous avons à faire. Il va y avoir beaucoup d’émotions, des hauts et des bas, mais on va aller jouer comme nous l’avons fait toute la saison.»
Équipe différente
Il y a eu très peu de mouvement de personnel, mais cette équipe est bien différente de celle qui était 31e au classement général à moins d’un mois de Noël.
Quand on demande à Martin St-Louis les différences entre l’équipe qui vient de confirmer sa place dans les séries et celle qui accumulait les déconvenues en novembre, il prend le temps de réfléchir.
«Ce n’est pas une chose, c’est une accumulation de choses, on a mis plus de détails dans chaque partie de notre jeu. Il y a eu un changement en novembre, on n’a pas eu des résultats tout de suite, mais on est devenus plus difficiles à affronter, on faisait beaucoup moins d’actions qui aidaient l’autre équipe. C’est une attitude, de l’altruisme, ça nous a gardés dans les matchs, on jouait plus patiemment.»
Grâce à St-Louis
Et l’énergie de St-Louis n’y est certainement pas étrangère. Brendan Gallagher lui a rendu hommage pendant que le vestiaire fourmillait mercredi soir.
«C’est incroyable comment il parvient à convaincre les gars d’adhérer à son plan. Il n’a pas de doute, le groupe y croit et ça ne changera pas.»
Derrière sa combativité évidente, Martin St-Louis cache beaucoup d’humilité, celle du gars qui a toujours bûché pour progresser et qui veut constamment s’améliorer. C’est dans sa nature profonde. Il était comme ça quand il jouait, il est toujours comme ça maintenant qu’il est derrière le banc.
«J’ai beaucoup appris cette année à différents moments pour différentes raisons et j’ai aussi beaucoup appris lors des quatre derniers matchs.»