Justin Trudeau et Katy Perry, une histoire de famille
Les incartades publiques de l’ex-premier ministre relèvent davantage de l’héritage familial que du scandale.


Guillaume St-Pierre – analyse
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OTTAWA | Son père était un don Juan et sa mère traînait avec les Rolling Stones. Faut-il vraiment s’étonner que Justin Trudeau s’exhibe avec Katy Perry sur les tapis rouges ?
L’après-carrière politique de l’ex-premier ministre semble hors-norme en politique canadienne, mais il ne fait que suivre les traces de ses parents.
Les aventures de son père et de sa mère avec des célébrités sont bien documentées, même si le temps en a effacé des pans de notre mémoire collective.
De folles années
Pierre Elliott Trudeau a fréquenté pendant quelques années la diva Barbra Streisand au tournant des années 70.

Il a partagé sa vie avec d’autres jolies célébrités comme Kim Cattrall (Sex and the City), Margot Kidder (Superman) et la guitariste Liona Boyd.
Margaret a fait la pluie et le beau temps dans les clubs de Toronto et de New York, notamment au bras du guitariste des Rolling Stones Ronnie Woods.


Il n’y a donc rien d’anormal à ce que Justin Trudeau se fasse voir avec Katy Perry, l’une des icônes de la pop des générations Y et Z, sur un yacht, dans un resto de Tokyo ou au festival de musique Coachella, portant une casquette des Alouettes de Montréal à l’envers.

On peut se formaliser de sa propension à tripoter sa flamme en public, comme ce fut le cas cette semaine sur un tapis rouge à New York. L’ex-premier ministre n’est pas tombé loin de l’arbre qui l’a vu naître, qu’il s’agisse de la fameuse « crise de la cinquantaine » ou non.
Quand on y pense, les incartades publiques de l’ex-premier ministre relèvent davantage de l’héritage familial que du scandale.

Quel avenir ?
La question demeure ouverte quant à son avenir après la politique, à part sillonner la planète aux côtés de sa sulfureuse amoureuse et en faire rapport sur Instagram.
Contrairement à ses prédécesseurs, il n’avait pas d’anciennes fonctions d’avocat, d’universitaire ou d’homme d’affaires à retrouver.
Mais il n’est pas à plaindre, lui qui a joint le circuit mondial des discours aux cachets mirobolants.
Son premier job de conférencier dans un forum de gens d’affaires en Corée du Sud lui a rapporté plus de 100 000 $, en septembre dernier.
Il a depuis multiplié les apparitions, notamment au Forum économique de Davos, en Suisse.
Mais peut-on imaginer Justin Trudeau passer sa vie à discourir devant des hommes grisonnants en cravate ?

Héritage
Que sa relation avec une vedette de la pop dure ou non, il est difficile d’imaginer Justin Trudeau disparaître de l’œil du public.
Les historiens se chargeront de juger son bilan comme premier ministre.
Son après-carrière fera partie de son héritage, comme c’est toujours le cas.
Certains politiciens en profitent pour réécrire leur propre histoire, comme Jean Chrétien, qui martèle depuis des années que tout était maîtrisé dans le camp du Non en 1995, alors qu’on sait très bien qu’au soir du 30 octobre, plus personne n’avait confiance en lui.
Justin Trudeau est en ce moment fidèle à lui-même : un garçon bien intentionné, pas bête du tout, charismatique, qui adore l’attention, et qui est toujours aussi enclin aux enfantillages.
