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Justin Robidas en mode vengeance

Photo portrait de Jessica Lapinski

Jessica Lapinski

2023-05-10T17:39:20Z
2023-05-10T21:31:12Z

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Le contexte était complètement différent. «Bizarre», même. En raison de la pandémie, la finale de la LHJMQ était alors disputée dans une «bulle», au Centre Vidéotron, en terrain neutre. Mais la douleur de cette défaite des Foreurs de Val-d’Or, il y a deux ans, Justin Robidas dit la ressentir encore aujourd’hui. 

«Je ne cacherai pas que ça fait encore mal. On avait tellement une bonne équipe, et plusieurs personnes pensaient qu’on allait tout remporter», a regretté mercredi celui qui porte depuis quelques mois l’uniforme des Remparts. 

En vidéo principale: Stéphane Turcot met la table en vue de la série Mooseheads-Remparts à «JiC».

Avec Daniel Agostino, qui, lui, a soulevé le trophée l’an dernier avec les Cataractes de Shawinigan, Robidas est le seul joueur des «Diables rouges» à avoir vécu l’expérience de la Coupe du Président, désormais appelée la finale du Trophée Gilles-Courteau. 

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En 2021, Robidas et les Foreurs étaient les favoris pour enlever les grands honneurs de la finale. Ils avaient finalement été surpris en six matchs par les Tigres de Victoriaville, qui avaient amassé 31 points de moins qu’eux au classement général, cette saison-là. 

Justin Robidas avait été sélectionné deuxième au total par les Foreurs lors de l'encan 2019 de la LHJMQ.
Justin Robidas avait été sélectionné deuxième au total par les Foreurs lors de l'encan 2019 de la LHJMQ. Photo Didier Debusschère

Si le vétéran n’a pas caché que la douleur du revers est encore là, deux saisons plus tard, il a également souligné qu’il s’en servait comme d’une motivation, à deux jours du premier affrontement contre les Mooseheads de Halifax. 

«Là, il reste quatre matchs, alors c’est sûr que je veux encore plus aller la chercher, a-t-il affirmé, après un entraînement d’environ 1h15 au Pavillon de la jeunesse. [...] À l’époque, j’étais quand même jeune, mais c’était spécial. Et cette fois, j’aimerais ça me retrouver du bord des gagnants.»

Plus dans son dictionnaire

Ce désir de venger l’échec d’il y a deux ans, Patrick Roy le comprend très bien. 

«Je me rappelle, après la finale perdue en 1989 face aux Flames de Calgary, le mot “défaite” n’était absolument plus dans mon dictionnaire quand on est retourné en finale, en 1993», a raconté l’entraîneur-chef des Remparts et ancien gardien du Canadien. 

«J’imagine que c’est la même chose pour [Robidas]. Et je regarde le groupe, tout le monde est dédié. Les gars travaillent fort, ils sont en mission et ils veulent que ça continue», a poursuivi Roy. 

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Parmi les critères

Un attaquant qui a goûté aux joies de la victoire, un autre qui a vécu la souffrance de la défaite. Ils ne sont pas nombreux, les joueurs des Remparts qui ont disputé la finale de la LHJMQ, mais l’expérience de Robidas et d’Agostino pourrait s’avérer bénéfique dans les prochains jours, alors que Québec tentera de soulever le trophée pour la première fois en 47 ans. 

«Ç’a toujours fait partie des critères quand on est allé chercher des joueurs. On voulait aussi des joueurs qui cadraient bien dans notre noyau et c’est ce qu’on a», a relevé Patrick Roy au sujet des deux avants acquis durant la saison. 

Mais l’entraîneur-chef s’appuie aussi sur le reste de son groupe. Même s’il est conscient que c’est «une nouvelle aventure qui commence», il estime que ses joueurs commencent à «avoir du vécu en séries éliminatoires». 

«Je pense que ça nous sert bien», a-t-il noté. 

Un retour de taille pour les Remparts 

Les Remparts n’ont pas été épargnés par les blessures cette année, mais ils peuvent maintenant pousser un soupir de soulagement: si tout se passe comme prévu jusqu’à vendredi, ils miseront presque sur leur formation complète quand ils sauteront sur la glace d’un Centre Vidéotron plein à craquer pour affronter les Mooseheads de Halifax.

En fait, seul le défenseur Charle Truchon pourrait manquer à l'appel, ce qui, d'ailleurs, n'est pas encore certain. Cela signifie donc que Nicolas Savoie, l'une des pièces maîtresses de l'équipe ce printemps, devrait retrouver sa ligne bleue après avoir raté les troisièmes et quatrièmes matchs de la série face aux Olympiques de Gatineau en raison d'une blessure. 

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Nicolas Savoie durant la série face à l'Océanic de Rimouski.
Nicolas Savoie durant la série face à l'Océanic de Rimouski. Photo Didier Desbusschère

 Oui, Savoie a «un peu craint» de devoir rater cette finale tant attendue. «Mais comme c’est la finale, j’étais prêt à jouer avec n’importe quoi», a-t-il souri, lui qui se sent maintenant «presque à 100%». 

«C’était dur de rater les deux matchs là-bas, mais je suis content que les gars s’en soient sortis avec la victoire», s’est réjoui l’arrière de 20 ans. 

«On a hâte d'avoir tout le monde»

Ce retour faisait des heureux, mercredi, à l’entraînement des Remparts, notamment en raison de la puissance de l’attaque des Mooseheads, à laquelle ils se frotteront bientôt. «Il a été en nomination comme le meilleur défenseur défensif de la saison, et avec raison, a relevé Justin Robidas. On est content de l’avoir avec nous. [...] Contre Halifax, il va falloir être physique. C’est une équipe qui est très bonne avec la rondelle, alors il faudra essayer de limiter les dégâts.»

Patrick Roy soulignait également qu’il risquait de pouvoir compter vendredi deux autres joueurs qui ont manqué des entraînements récemment, l’attaquant Daniel Agostino et le défenseur Thomas Darcy. «En séries éliminatoires, tu veux tout le monde. On a hâte d’avoir tout le monde. Mais en séries, c’est comme ça», a pointé l’entraîneur-chef. 

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