Justin Poirier repêché par les Hurricanes: «ma mission c’est de prouver aux autres qu’elles ont eu tort»


Kevin Dubé
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LAS VEGAS | Après tout ce qui a été dit et écrit sur lui depuis un an, l’attaquant Justin Poirier peut officiellement dire mission accomplie : il a été repêché par les Hurricanes de la Caroline, en cinquième ronde, samedi après-midi.
L’attaquant de 5 pi 7 po a fait couler beaucoup d’encre cette saison. Ses talents de marqueur ne mentent pas, et il a 69 buts en 85 matchs, séries incluses, pour le prouver cette saison.
Mais sa petite taille et certains reproches sur son explosion sur patin faisait en sorte que certaines équipes étaient hésitantes à le réclamer et qu’il a été boudé de plusieurs rendez-vous importants cette année, dont le Match des meilleurs espoirs de la LCH et le camp d’évaluation de la LNH à Buffalo, au début du mois de juin.
Mais tout ça, c’est maintenant derrière lui puisqu’une équipe a décidé de lui faire confiance.
«J’avais hâte d’entendre mon nom, a-t-il assuré, quelques minutes après sa sélection. [...] À partir de la troisième ronde, j’ai commencé à y croire. J’avais l’impression qu’avec la saison régulière et les séries que j’avais connues, j’en avais assez prouvé. Une équipe a cru en moi, les Hurricanes, et ma mission c’est de prouver aux autres qu’elles ont eu tort et de les faire regretter.»
«Je continuais d'y croire»
Assis dans les gradins, Poirier a reconnu avoir pu compter sur le soutien de sa famille pour l’aider à garder le moral malgré le fait que son nom continuait de ne pas être prononcé.
Mais il n’a pas eu besoin de puiser bien loin son inspiration puisque son frère, Jérémie, avait vécu une situation similaire en 2020. Classé comme un espoir de première ronde, il avait finalement dû patienter jusqu’au milieu de la troisième ronde avant que les Flames de Calgary ne le réclament.
«Je continuais d’y croire et j’étais prêt à l’éventualité où je glisserais parce que mon frère l’avait vécu.»
Il n’a d’ailleurs pas caché qu’à chaque fois que les Flames arrivaient au micro, ses pulsations cardiaques – et celles de son frère – augmentaient un peu plus qu’à l’habitude.
«Chaque fois que les Flames repêchaient, on espérait. On n’a jamais eu la chance de jouer ensemble parce qu’on a quatre ans de différence. On est plus que des frères, on a une relation magique ensemble. Maintenant, j’espère qu’on va jouer contre un jour, en espérant qu’on ne se batte pas!»
Massé glisse aussi
Plusieurs s’attendaient à ce que l’attaquant Maxim Massé soit réclamé soit en fin de première ronde ou, à tout le monde, en deuxième ronde. Comme Poirier, lui aussi a dû patienter plus longtemps que prévu alors qu'il a été repêché au début du troisième tour par les Ducks d'Anaheim.
En début de saison, Massé semblait fermement implanté comme un choix de première ronde mais une saison en dents de scie a fait descendre sa cote auprès des recruteurs.
Il était toutefois difficile de prédire qu’il attendrait aussi longtemps avant d’entendre son nom être prononcé.
«Le fait que j’aie glissé... hier j’étais un peu déçu, a-t-il avoué. Par contre, quand j’ai entendu mon nom, j’ai oublié tout le reste. Maintenant, je peux juste regarder vers l’avenir et utiliser ça comme source de motivation.»
Les conseils d’Ethan Gauthier
Une fois la première ronde conclue, vendredi soir, Massé a reçu un message texte d’un certain Ethan Gauthier qui, il y a un an presque jour pour jour, se retrouvait exactement dans la même situation que Massé.
Après avoir été ignoré au premier tour, Gauthier avait toutefois dû attendre moins longtemps que Massé, le lendemain, puisqu’il avait été réclamé au début du deuxième tour par le Lightning de Tampa Bay.
Mais, n’empêche, il avait vécu, lui aussi, la déception de ressortir bredouille de la première soirée du repêchage.
«Il m’a juste dit que ça ne change pas grand-chose et quand quand j’allais entendre mon nom, j’allais oublier tout le reste. C’est pas mal ça qui est arrivé. Ça m’a vraiment fait plaisir qu’il prenne le temps de m’envoyer ce message.»