Justin Poirier est parti parce que les Hurricanes «ne croient pas» à la LHJMQ, selon son ancien entraîneur


Kevin Dubé
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Le départ de Justin Poirier vers la NCAA est passé de travers dans la gorge du directeur général et entraîneur-chef du Drakkar de Baie-Comeau, Jean-François Grégoire, qui n’a pas senti que les Hurricanes de la Caroline respectaient la LHJMQ.
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Puisqu’en fin de compte, ce sont les Hurricanes qui ont recommandé à Poirier, qu’ils ont réclamé en cinquième ronde du repêchage de 2024, de poursuivre son parcours au sud de la frontière.
«La situation, ce n’est pas compliqué, on parle d’une équipe de la LNH qui ne croit pas en notre ligue. Ils prétendent que la NCAA est un meilleur endroit pour leurs espoirs. Ça n’a rien à voir avec le fait qu’on soit à Baie-Comeau, dans un petit marché», a-t-il déploré, jeudi, dans les couloirs d’un hôtel de Québec où la LHJMQ au complet est réunie en marge du repêchage du circuit qui aura lieu vendredi et samedi au Centre Vidéotron.
Pas de communication
L’homme de hockey déplore qu’il n’ait pas été mis au courant des plans des Hurricanes. Il a appris, il y a un mois, l’intérêt de Poirier à rejoindre l’Université du Maine.
Et, à ce moment, tout était pas mal déjà ficelé.
«On avait entendu des rumeurs et on s’était assuré d’avoir de bonnes rencontres avec le joueur. On s’était fait dire qu’il allait revenir, on avait commencé à parler du futur et à un moment donné, boom. L’organisation [des Hurricanes] ne nous a pas parlé durant l’hiver pour nous dire qu’ils préféraient que leur joueur soit dans la NCAA. On aurait pu se préparer et s’asseoir avec eux pour leur présenter notre plan de développement pour Justin.
«On avait trois autres joueurs qui appartenaient à des équipes de la LNH, avec les Rangers, les Devils et le Kraken. Les discussions ont été extraordinaires avec eux. L’objectif est commun et c’est de développer le joueur. Avec la Caroline, on n’avait pas le même sentiment de respect qu’avec les trois autres.»
«C’est de la business»
Grégoire est conscient que les plaques tectoniques du hockey junior viennent de bouger et, bien qu’on nage en plein inconnu, il semble que rien ne sera plus totalement comme avant.
Et ce qui désole l’homme de hockey, c’est que l’argent vient de s’inviter à la fête. Rappelons que les universités offrent des dizaines de milliers de dollars, et parfois des centaines, même, pour les plus gros noms, afin de les attirer dans leurs programmes.
«C’est de la business et c’est ça qui m’écœure. Je ne suis pas en mode panique même si, oui, je suis déçu. On a un bon encadrement et on travaille fort. On a réussi à monter un bon programme avec les années et on a une bonne ligue. Par contre, l’élément business, je ne peux pas me battre contre ça.»