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Justin Barron a le talent pour nous surprendre

Photo portrait de Jean-François Chaumont

Jean-François Chaumont

2023-10-25T16:00:00Z

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Justin Barron a regardé les trois premiers matchs de la passerelle de presse, confiné au rôle de septième défenseur de l’équipe. Depuis la visite des Devils du New Jersey, Barron a maintenant comme mandat de patiner à la droite de Mike Matheson au sein du premier duo à la ligne bleue. 

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Quand on parle d’un changement de chaise majeur, c’en est tout un. 

Barron a regagné sa place parmi les six premiers défenseurs de l’équipe après la blessure de Kaiden Guhle. Il a joué son premier match, samedi, au Centre Bell, contre les Capitals de Washington, se retrouvant à la droite d’Arber Xhekaj. 

Il a gardé ce même rôle lors de la rencontre suivante contre les Sabres, lundi, à Buffalo. Mais une autre blessure a changé les plans. Avec la perte de David Savard, qui s’absentera pour six à huit semaines en raison d’une fracture à la main gauche, Barron s’est fait parachuter au sein de la première paire. 

«Il faut de la patience, a répliqué Barron dans le vestiaire du CH après le revers de 5 à 2 contre les Devils. C’était aussi le message des entraîneurs. Ils me disaient de rester calme et d’attendre mon tour. Ça peut changer rapidement au hockey avec les blessures. Je me gardais prêt.»

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Barron a passé son premier test à la droite de Matheson. Sur le plan offensif, il a bien lu le jeu pour marquer dans un deuxième match d’affilée. Il a encore une fois bondi sur un retour pour toucher la cible. 

S’il y a eu un choc important pour le numéro 52, c’est au niveau du temps de jeu. Il a terminé la rencontre à 21 min 22s. C’était près de sept minutes de plus qu’à son deuxième match contre les Sabres (15 min 49 s) et près de dix minutes de plus qu’à son premier face aux Capitals (11min 31 s).

En 39 matchs l’an dernier avec le CH, Barron avait dépassé la barre des 20 minutes à seulement deux reprises.  

Un potentiel à découvrir

Acquis dans l’échange d’Artturi Lehkonen au mois de mars 2022, Barron a le talent et le potentiel pour nous surprendre au cours des prochaines semaines. Il est rapide, il a un bon flair offensif, mais il aura besoin d’améliorer son jeu dans son propre territoire. 

L’Avalanche du Colorado n’avait pas misé sur lui avec un choix de premier tour (25e au total) par simple hasard lors du repêchage de 2020. 

Le défenseur originaire de Halifax en Nouvelle-Écosse a parlé d’une confiance renouvelée après un camp assez modeste. 

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«Je me sens bien. Je suis arrivé au camp avec comme objectif de devenir un meilleur défenseur dans mon propre territoire. Je souhaite devenir un défenseur difficile à affronter.» 

«Je pense qu’on voit plus mon véritable visage dernièrement, a-t-il poursuivi. Je suis plus confiant, je joue avec plus d’assurance aussi. Je dois encore corriger des trucs, mais il y a du positif.»

Avec Matheson, Barron profitera d’un bon coéquipier sur la glace, mais aussi à l’extérieur. Également un ancien choix de premier tour (des Panthers en 2012), Matheson est bien placé pour savoir qu’il faut de la patience avec un jeune défenseur dans la LNH. 

Martin Chevalier / JdeM
Martin Chevalier / JdeM

«Oui, je peux me revoir en lui, a répliqué Matheson. On est amis. On se parle beaucoup à l’extérieur de la glace. J’essaye de l’aider le plus possible, je veux lui donner de la confiance et je reste présent quand il a besoin de parler. C’est un joueur spécial. Il a un beau futur devant lui.»

Une chaise irremplaçable

Barron, qui fêtera ses 22 ans le 15 novembre, a encore du temps devant lui. Mais pour les six à huit prochaines semaines, soit durant l’absence de Savard, on lui demandera de s’asseoir sur une grosse chaise, pour reprendre l’expression de St-Louis. 

St-Louis a rappelé qu’il ne remplacera pas Savard avec un seul joueur. 

«C’est encore frais et nouveau, a-t-il dit. Je ne sais pas encore comment on le remplacera. Mais j’ai vu de belles choses de JB [Justin Barron] et Gustav Lindström du côté droit à ce premier match. On prendra ça un match à la fois. »

Il y a des soirs où Barron se plantera, surtout contre de gros trios des équipes adverses. Avec 49 matchs derrière la cravate dans la LNH, il n’a pas encore l’expérience pour assumer un aussi gros rôle. Mais pour lui, ça demeure une occasion en or. Une occasion justement d’acquérir de l’expérience, un truc qui ne s’achète pas. 

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