Jussi Ahokas, l'entraîneur détesté des partisans des Saguenéens de Chicoutimi qui attire les regards de la LNH


Kevin Dubé
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KELOWNA | Ses propos à l’endroit de Jordan Tourigny ont fait de lui un indésirable pour les partisans des Saguenéens de Chicoutimi mais, n’empêche, l’entraîneur-chef des Rangers de Kitchener Jussi Ahokas attire les regards des équipes de la LNH.
Il n’existe pas de chemin unique vers la LNH pour les entraîneurs, mais disons simplement que de tenter de se faire un nom en Europe n’est peut-être pas l’option offrant le plus grand pourcentage de réussite.
Les entraîneurs du Vieux Continent qui connaissent du succès atteignent très rarement la LNH.
Une question de contacts
Plusieurs facteurs peuvent l’expliquer. Évidemment, le fait qu’ils évoluent de l’autre côté de l’Atlantique fait en sorte qu’ils sont moins vus par les dirigeants d’équipes professionnelles nord-américaines. De plus, la LNH est un petit monde fermé au sein duquel le réseau de contact est primordial. À travers une mer de bons candidats, les dirigeants se tournent la plupart du temps vers des hommes de hockey qu’ils connaissent et avec qui ils sont familiers.
À tort ou à raison.
C’est pourquoi Jussi Ahokas a pris la décision, au terme de la saison 2022-2023, de quitter la Finlande et de déménager sa famille à Kitchener, en Ontario, où on lui offrait le poste d’entraîneur-chef des Rangers de l’OHL. Une décision audacieuse, il va sans dire. Ahokas était un gros nom en Finlande : après avoir connu du succès comme entraîneur du programme des moins de 20 ans de la Finlande, il venait de compléter sa quatrième saison comme entraîneur-chef en Liiga, la ligue professionnelle du pays.
Mais malgré ses succès outre-mer, il ne recevait que peu d’intérêt de la part des équipes de la LNH.
« C’est difficile pour les entraîneurs européens de faire le saut en Amérique du Nord. J’ai gagné le Mondial junior, j’ai gagné le Championnat mondial des moins de 18 ans, j’ai amené mes équipes de Liiga en finale mais malgré tout, je n’étais pas connu. Il y a plusieurs bons entraîneurs en Amérique du Nord et il y a aussi la langue qui peut être une barrière.
« J’espère que ce que j’ai fait ouvrira des portes à d’autres bons entraîneurs européens qui veulent venir ici. »
De l’intérêt
Ahokas pourrait effectivement devenir un pionnier. Le succès qu’il connaît comme entraîneur-chef des Rangers l’a placé sous les projecteurs. Il a passé des entrevues pour des postes d’adjoints dans la LNH.
« Si tu veux progresser, tu dois connaître du succès. Je ne sais pas si c’est mon cas mais j’imagine que le fait d’être proche fait en sorte de me rapprocher des opportunités. Toutefois, ça prend un directeur général et une équipe qui est intéressée et je n’ai pas de contrôle là-dessus. “Je continue de faire mon travail du mieux que je peux et je suis toujours sous contrat pour une autre saison avec Kitchener donc je m’applique à travailler fort et à continuer de développer nos joueurs et notre équipe. »”