Depuis de nombreux mois, la violence à Montréal atteint des sommets. Que ce soit par arme blanche ou par arme à feu, plusieurs personnes ont péri des suites de la violence armée, et ce, dans plusieurs secteurs de la métropole. Ce bien triste phénomène est un phénomène que l’on observait dans certains quartiers «chauds» de Montréal et on attribuait le tout à des groupes criminalisés. Le mois de juin dernier, j’abordais la question de la violence à Montréal dans le texte «Comment peut-on éviter que Montréal ne devienne un véritable Far West?».
À ce moment-là, 10 homicides étaient recensés sur le territoire du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). Au moment décrire ces lignes, 31 homicides ont été recensés à Montréal.
De jeunes victimes collatérales
En février dernier, l’adolescente Meriem Boundaoui, âgée de 15 ans, perdait la vie à la suite d’une fusillade dans l’arrondissement de Saint-Léonard. Meriem était une petite adolescente sans histoire qui était arrivée au Québec deux ans auparavant. Tout porte à croire que cette adolescente sans histoire était au mauvais endroit au mauvais moment.
Avant ce triste meurtre, en janvier, c’est un ado de 17 ans qui était blessé par balle dans le quartier Saint-Michel. En juillet dernier, deux jeunes de 17 ans ont été victimes d’une tentative de meurtre dans le quartier Saint-Michel. Plusieurs autres jeunes de 18 à 30 ans ont été victimes, parfois même au péril de leur vie. En lien avec les ados victimes de violence, le mois dernier, c’est le jeune Jannai Dopwell-Bailey, âgé 16 ans, qui perdait la vie après avoir été poignardé à quelques mètres de son école dans le quartier de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce.
Un autre jeune de 16 ans a été arrêté en lien avec le meurtre. Le soir du 14 novembre dernier, Thomas Trudel, un ado de 16 ans, retournait chez lui dans le quartier Saint-Michel après une sortie au parc. Il a été la cible de coups de feu et est décédé sur place. La police dit travailler d’arrache-pied afin de retrouver le suspect derrière ce meurtre «gratuit».
Agissons!
Ces trois jeunes adolescents ne méritaient pas de mourir. Ils avaient toute la vie devant eux, mais ont été cruellement assassinés. Des familles entières et de jeunes ados pleurent la mort de ces trois jeunes partis trop tôt. Il est évident que la circulation des armes à feu fait d’innocentes victimes et que c’est un phénomène inquiétant pour les familles montréalaises.
Quoique la question de la sécurité publique ait été longuement abordée pendant les élections municipales, à présent, les élus qui s’apprêtent à prêter serment devront se pencher sur des solutions alliant la prévention et la sécurité auprès des jeunes, afin d’éviter d’autres drames dans les quartiers de la métropole. Autrefois, on imaginait la violence dans de petites ruelles sombres, mais, aujourd’hui, on voit que la réalité de la violence armée se retrouve dans nos quartiers, dans nos cours d’école, et que nul n’est à l’abri de cette montée de la violence armée.
Sacha-Wilky Merazil, étudiant en immigration et relations interethniques
