«Ce sera à recommencer encore»: Juraj Slafkovsky, lucide dans la victoire

Jonathan Bernier
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SUNRISE | Les sourires étaient nombreux dans le vestiaire du Canadien. Ils devaient l’être tout autant dans le vol qui a ramené l’équipe à Montréal. Après tout, cette victoire a permis au Tricolore de sauver son voyage et, surtout, de garder un peu de contrôle sur sa destinée.
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«C’était important de gagner ce match, a assuré Nick Suzuki. Le voyage n’a pas été grandiose, mais on savait qu’en gagnant aujourd’hui [hier], on se replacerait en bonne position avant de retourner à la maison.»
Cette bonne position est relative. En fait, le Canadien est de retour au huitième rang, mais il est loin d’être sorti de l’auberge.
«Une saison, c’est des hauts et des bas. Présentement, il ne faut pas que les creux soient trop creux, a sagement fait valoir Martin St-Louis. On gère ça.»

Dimanche, ce que ses joueurs ont géré, ce sont les Panthers de la Floride. À force d’effort, de combativité et d’acharnement.
«On a tout donné. À ce temps-ci de l’année, c’est ce que ça prend», a-t-il louangé.
Mieux défendre pour attaquer
Même si le début du voyage n’était pas très joli, l’entraîneur-chef du Canadien avait noté une certaine amélioration lors du match contre les Hurricanes de la Caroline. Une progression lui permettant de croire que sa troupe pourrait terminer ce périple sur une bonne note.
«J’ai aimé comment on s’est défendu en Caroline. On avait réussi à resserrer des choses défensivement. On a amené ça dans le match d’aujourd’hui [hier]», a-t-il soutenu.
En se défendant mieux, le Tricolore a pu économiser ses énergies. Ce faisant, lorsqu’il arrivait à mettre la palette sur la rondelle, il lui restait du gaz pour attaquer le territoire ennemi avec une certaine autorité.
«On a été capable de faire les actions suivant l’échec avant. On a pu passer plus de temps en zone adverse, a indiqué St-Louis. C’est ce qui nous a permis de marquer le troisième but.»
un bon danseur
Et quel but ce fut ! Un tir sur réception de Suzuki à la suite d’une brillante passe de Lane Hutson à travers l’enclave (en marquant, le capitaine du Canadien a ajouté un 77e point à sa fiche, ce qui lui a permis d’égaler son sommet personnel établi la saison dernière).
«Il bouge la rondelle tellement bien. On dirait qu’il danse quand il est sur la glace», a mentionné Kaiden Guhle à propos d’Hutson.
D’ailleurs, en passant 21 rencontres sur la passerelle, le défenseur albertain a largement été en mesure d’analyser le jeu de son jeune coéquipier. S’il le savait déjà doué, il a remarqué une amélioration dans sa façon de se comporter sur la patinoire.
«Il choisit maintenant mieux ces moments [pour prendre des risques], a-t-il indiqué. Tout le monde sait combien il est bon avec la rondelle. Puisque la ligue s’adapte rapidement, les équipes ont rapidement compris ce qu’il était en mesure de faire. Elles l’avaient plus à l’œil.»
À recommencer jusqu’à la fin
Oui, cette victoire a fait du bien à plusieurs égards. Pour le classement et pour le moral. Mais l’exaltation ne pourra durer bien longtemps.
«C’est une grosse victoire, mais le travail n’est pas encore fini. On doit continuer de se battre. Il faut amener la même énergie mardi [demain contre ces mêmes Panthers]», a mentionné Juraj Slafkovsky.
«On peut être content aujourd’hui [hier], mais ce sera à recommencer encore et encore. Et ce, pendant neuf matchs», a-t-il poursuivi.
À VOIR EN VIDÉO PRINCIPALE.
Un véritable parcours du combattant.
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