Juraj Slafkovsky: «J’ai joué comme un junior»
Il n’a pas aimé son début de saison


Dave Lévesque
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KANATA | Il n’y a personne de plus dur envers Juraj Slafkovsky que Juraj Slafkovsky lui-même. Après son meilleur match de la saison, il a quand même été critique envers son jeu.
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«De la façon dont j’ai terminé la saison dernière, je considère que j’ai joué comme un junior depuis le début de cette saison à ne pas faire grand-chose. J’y ai pensé beaucoup dans les deux dernières semaines.»
Alors si vous pensez qu’un jeune homme de 20 ans qui a les poches pleines et est populaire se complaît, c’est tout sauf ça dans le cas de Slafkovsky.
«Je n’aimais pas mon jeu et j’y ai pensé pendant la pause, et c’était mieux ce soir, a-t-il mentionné sans crier de joie. J’ai été bon en échec avant, j’ai rendu les joueurs adverses inconfortables et si je fais ça tous les soirs, j’aide mon trio.»
Selon ses forces
Martin St-Louis a dû parler au Slovaque à l’occasion pour le calmer, et ça fait partie du processus de développement d’un jeune joueur, parce qu’on oublie parfois que Slafkovsky sort à peine de l’adolescence.
Pour l’entraîneur-chef du Canadien, le plus gros chantier est de définir la manière dont va jouer son gros attaquant, un athlète talentueux qui hésite encore à se servir de tous ses atouts. Et on a vu contre les Sénateurs que quand il active son gabarit, il peut être dominant, comme l’indiquent ses huit mises en échec.
«Je ne sais pas si on change son identité. C’est un jeune joueur, alors on essaie de le former et de le convaincre qu’il doit jouer selon ses forces. Il fait 6’ 4’’, il doit jouer en se servant de son corps, insiste St-Louis.
«Plus on en parle et on le dirige dans cette direction, plus il va avoir du succès et être constant, ce qui va lui permettre d’avoir un impact d’un match à l’autre.»
Standard
Slafkovsky reconnaît qu’il lui est arrivé par le passé de connaître un fort match et de s’en féliciter une fois à la maison. On pourrait penser que c’était un peu de complaisance, mais c’était peut-être surtout un manque d’expérience.
«Il m’est arrivé de me sentir satisfait après avoir connu un match comme ça et de ne pas sortir aussi fort lors de la rencontre suivante. Je dois être fâché tout le temps. Mon équipe s’attend à ce que je fasse la même chose mardi, et je veux que ce soit comme ça jusqu’à la fin de la saison.»
L’ailier veut aussi recommencer à tirer plus souvent vers le filet adverse plutôt que de chercher le jeu parfait.
«Quand je regarde les statistiques après un match et que je vois que je n’ai aucun tir, je me sens mal. Je dois mettre la rondelle au filet quand j’en ai l’occasion plutôt que de chercher à faire une passe de plus. Je veux que ce soit mon standard chaque soir.»